La CBF envisage d’adopter des méthodes pour réduire les tensions liées aux terrains du Brasileirão, s’inspirant d’une initiative originale mise en place par la Ligue 1 française il y a plus de dix ans.
Au début des années 2010, la qualité des pelouses en France était au cœur des discussions. En réponse, la Ligue de Football Professionnel (LFP) a instauré un tournoi distinct, le “Championnat des Pelouses”, visant à “améliorer la qualité des terrains par un aspect compétitif” et à récompenser le club possédant la meilleure surface.
Fonctionnement du Championnat des Pelouses en France
La première édition a eu lieu lors de la saison 2013/14, où l’objectif principal était de désigner la “meilleure pelouse naturelle”. En 2017/18, la Ligue 1 a proscrit les terrains entièrement synthétiques.
Les critères d’évaluation des pelouses, réalisés par les clubs et les arbitres à chaque match, se basent sur cinq éléments : la trajectoire de la balle, la fermeté et la souplesse du sol, la qualité d’accélération, l’aspect général (densité, couleur) et les conditions d’utilisation (par exemple, marquages, chauffage).
Le processus d’évaluation a évolué : initialement, les pelouses étaient notées de zéro à cinq, tandis que la LFP exige maintenant une classification de un à vingt.
À chaque rencontre, même le directeur de télévision présent doit évaluer le terrain selon plusieurs critères, tels que la densité, la conformité et la stabilité du sol.
En cas d’impossibilité d’utilisation de leur propre stade, les équipes sont évaluées selon les mêmes critères, peu importe si le terrain est loué. Un match reporté implique une note minimale de un sur tous les critères pour l’équipe hôte, sans réévaluation ultérieure.
De plus, la LFP peut infliger des amendes pouvant aller jusqu’à 50 000 euros si un club obtient une moyenne inférieure à 10 sur trois matchs consécutifs.
Efficacité du Championnat des Pelouses
Le PSG a remporté le titre du meilleur terrain lors de la première édition, le trophée étant remis à Jonathan Calderwood, en charge de l’entretien au Parc des Princes. Pour la saison 2025/26, l’Allianz Riviera de Nice a été couronnée, suivie par Metz et Nantes.
Le championnat a prouvé son efficacité en encourageant les changements. Par exemple, Metz, qui avait terminé 12e lors de la saison 2013/14 du championnat des pelouses, a modifié sa surface par la suite.
« Ce championnat a confirmé qu’un changement était nécessaire. Nos classements médiocres et les nouveaux critères de la Licence des Clubs ont joué un rôle clé » a commenté Jean-François Girard, alors directeur du stade.
La LFP a noté que la moyenne des terrains n’a jamais été aussi élevée que la saison passée (17,82), avec aucun des 18 clubs en dessous de 16/20. Ce succès a poussé la Fédération Française de Football (FFF) à envisager cette approche pour d’autres compétitions qu’elle gère.
Points à retenir
- La qualité des terrains de jeu pourrait bien faire la une des prochains débats dans le monde du football.
- Les clubs sont désormais sous pression pour améliorer leurs surfaces, une nouvelle dynamique peut-être inattendue.
- Les chiffres, en matière de pelouses, sont désormais au cœur des priorités, qui l’eût cru !
- Les amendes peuvent transformer les priorités des clubs, un coup dur pour ceux qui ont des pelouses mal notées.
De mon point de vue, cette initiative pourrait inspirer d’autres championnats à travers le monde. La santé des joueurs et la qualité du spectacle sont souvent négligées au profit d’autres priorités. Peut-être que l’amélioration des terrains pourrait également conduire à un football plus attrayant, pour le plaisir des joueurs et des fans. En fin de compte, ne devrions-nous pas tous aspirer à un beau jeu sur une belle pelouse ?