Les cartes sont désormais sur la table. Le Tour de Pologne reprend du 3 au 9 août pour sa 83e édition (WorldTour), avec un parcours pensé en mode “Nord–Sud” : sept étapes qui, sur la durée, devraient dessiner le nom du vainqueur du classement général.
Le départ aura lieu le 3 août à Gdynia. La course s’achèvera, après sept jours d’efforts, par une contre-la-montre individuel disputée dans la mine de sel de Wieliczka. Pour ceux qui aiment les courses où l’on doit s’accrocher jusqu’à la dernière minute, c’est plutôt une bonne nouvelle.

Comme annoncé, l’édition 2026 s’élance de la ville côtière de Gdynia. Dès l’ouverture, les coureurs abordent un long premier rendez-vous de 234 km autour de la Poméranie. Le profil annonce la couleur : plus de 2 000 mètres de dénivelé cumulé pour un parcours qui ne se contente pas de “faire le trajet”.
Le lendemain, le peloton remonte du littoral avec une étape partie de Międzyzdroje sur 150 km, direction Szczecin. L’enjeu : favoriser les coureurs les plus rapides du groupe, histoire de compliquer un peu le calcul de ceux qui misent tout sur la régularité.
Poursuivant l’esprit “Nord–Sud”, la course file vers l’intérieur des terres. La troisième étape relie Gorzów Wielkopolski à Zielona Góra sur 193 km.
La 4e étape marque le premier vrai défi de montagne, en Basse-Silésie. Départ de Żagań pour 175 km d’ascension, avec une arrivée à Orlinek (Karpacz). Il y a un an, le Français Paul Lapeira y avait signé une victoire spectaculaire. Et, avant lui, on y avait déjà vu des noms comme Alberto Contador, Matej Mohorič ou Thibau Nys. Rien d’anodin, donc, pour lancer les hostilités.
Le jour suivant, place à une étape d’environ 220 km de Opole à Kocierz Resort. Le final, chargé en ascensions, se conclut par la montée vers Kocierz Resort, après les difficultés de Góra Św. Anny et du col de Przegibek.
La 6e étape s’annonce comme un concentré de tension : Bukovina Resort vers Bukowina Tatrzańska sur seulement 126 km, mais avec près de 3 000 mètres de dénivelé. Au programme, le passage du Muro de Bukovina à Gliczarów. Court, dur, donc potentiellement décisif : l’an passé, à Bukowina Tatrzańska, Victor Langellotti (Monaco) s’imposait, et la liste des vainqueurs sur ce type de terrain inclut des coureurs comme Rafał Majka, Remco Evenepoel ou Simon Yates.
Enfin, la question “qui va gagner au général ?” devrait trouver une réponse le 7e jour avec une contre-la-montre individuel : départ et arrivée à la mine de sel de Wieliczka. Le parcours fait 12,4 km — assez court pour rêver d’un coup d’accélérateur, mais assez exigeant pour ne pas pardonner les petites erreurs.
Les étapes (2026)
- 1re (Lundi 3 août) : Gdynia (12:05) → Koszalin (16:25), 234 km
- 2e (Mardi 4 août) : Międzyzdroje (13:15) → Szczecin (16:30), 150 km
- 3e (Mercredi 5 août) : Gorzów Wielkopolski (12:25) → Zielona Góra (16:15), 193 km
- 4e (Jeudi 6 août) : Żagań (12:20) → Karpacz (Orlinek) (16:25), 175 km
- 5e (Vendredi 7 août) : Opole (11:30) → Kocierz Resort (16:20), 220 km
- 6e (Samedi 8 août) : Bukovina (13:20) → Bukowina Tatrzańska (16:20), 126 km
- 7e (Dimanche 9 août) : Mine de sel de Wieliczka, 12,4 km (contre-la-montre individuel)







La course accueillera 21 équipes entre le 3 et le 9 août, dans un format qui fait désormais partie des habitudes estivales. Pour cette 83e édition, toutes les formations WorldTour seront de la partie. À cela s’ajoutent trois équipes invitées : Pinarello et Tudor (présentes grâce à leur classement mondial), ainsi que la sélection nationale polonaise, qui offrira une vitrine supplémentaire aux talents du pays.
Points à retenir
- Le parcours “Nord–Sud” n’est pas qu’un slogan : dès le début, on sent que la route va demander des efforts plutôt que de simplement dérouler.
- Le premier rendez-vous “montée sérieuse” arrive tôt : la 4e étape en Basse-Silésie donne le ton.
- La 6e étape est courte… mais avec un dénivelé qui ne fait pas semblant. Attendez-vous à des écarts, pas à un stage de récupération.
- La décision au général se joue sur le 12,4 km de contre-la-montre à Wieliczka : parfait pour ceux qui aiment que ça tombe sur la performance, et pas uniquement sur les stratégies d’équipe.
À mes yeux, la vraie question n’est pas seulement “qui a le plus fort coureur”, mais “qui sait gérer l’enchaînement”. Entre une étape montagneuse qui arrive assez tôt et un final où l’on ne peut pas tricher, la course promet un scénario vivant. Et franchement, si le peloton se met à accélérer comme il sait si bien le faire, je ne vois pas pourquoi on se priverait de l’idée qu’il faut aussi laisser la place aux performances qui viennent de l’effort — pas de la chance. En tant que journaliste, je me dis donc que ce Tour de Pologne 2026 pourrait bien confirmer une chose : quand le parcours est exigeant, les coureurs doivent vraiment répondre sur la route.