Le tournoi ATP Masters 1.000 de Montréal, a de nouveau été perturbé par la pluie. Un classique pour certains rendez-vous nord-américains, qui n’ont pas encore généralisé — hors quelques exceptions — la solution du toit rétractable, au moins sur le court central, plus courante en Europe.
Alors que la compétition devait reprendre, cette nuit, le choc annoncé entre Rafael Jódar et Lorenzo Musetti a commencé à faire bouger le calendrier : très peu de rencontres du tableau masculin se sont terminées à l’heure prévue, faute de conditions favorables.
Du côté des qualifications pour les huitièmes de finale, Arthur Fils a ouvert la marche en dominant Mariano Navone sur le score de 6-3, 6-2. Il a ensuite été rejoint par Nuno Borges, vainqueur de Yannick Hanfmann 6-4, 6-2, ainsi que par Luciano Darderi, qui s’impose face à Jungcheng Shang en 4-6, 6-1, 6-4.
Côté WTA, à Toronto, la météo a été plus clémente. Iga Swiatek n’a pas manqué son entrée en lice pour les huitièmes de finale, avec un 6-1, 6-2 face à la Suissesse Golubic. Jessica Pegula a aussi gagné 6-4, 6-0 contre Rakhimova, après avoir atteint la finale la semaine passée à Washington. La joueuse russe controversée Diana Shnaider a, elle aussi, avancé en battant sa compatriote Kalinskaya : 6-3, 6-3.
Cette nuit espagnole s’annonce animée sur le plan du double, avec un rendez-vous qui promet : la nouvelle sensation Alexandra Eala et la légende Venus Williams feront équipe face à Kato (Japon) et Samsonova (Russie).
Points à retenir
- La pluie a encore chamboulé le Masters de Montréal, rappelant que le “recul” des courts couverts n’est pas toujours une option sur le continent nord-américain.
- Chez les hommes, l’heure réelle des matchs a largement pris le dessus sur l’horaire annoncé, ce qui n’aide ni les joueurs, ni les téléspectateurs… ni l’organisation.
- À Toronto, la WTA a eu droit à une accalmie : les résultats ont suivi plus normalement que côté ATP.
- Le double s’annonce comme le bon scénario pour les fans : un duo mêlant jeunesse et grande expérience, forcément, ça attire l’œil.
À lire entre les lignes, je me dis que le vrai enjeu n’est pas seulement la météo : c’est la gestion de l’imprévu. Et si le toit rétractable n’arrive pas partout, alors il faudra accepter une saison où le calendrier se réécrit à chaque averse. En tant que journaliste, je trouve ça important de le dire : quand l’infrastructure tarde, ce sont toujours les mêmes qui encaissent — et le public, et les athlètes, et ceux qui organisent. À nous d’en exiger davantage, simplement.