mar. Juil 14th, 2026
Vingegaard perd du temps : Lipowitz garde l’espoir d’en faire plus

Tour de France : Jonas Vingegaard
Le Danois Jonas Vingegaard a concédé du temps sur la 10e étape. © Mosa’ab Elshamy/AP/dpa

Sur la dixième étape de la Tour de France, Jonas Vingegaard a perdu du temps et a semblé moins solide que prévu. Dans l’équipe Red Bull autour de Florian Lipowitz, on respire : l’idée de viser davantage à Paris se remet à circuler.

Le Lioran : Le retard concédé par Jonas Vingegaard, deux fois vainqueur de la Grande Boucle, lors de la 10e étape a donné le sourire au sein du Red Bull Team, piloté côté allemand par Florian Lipowitz. Le Danois n’a pas semblé aussi à l’aise qu’on pouvait l’espérer au vu de son statut.

« Jonas a fait énormément de travail, donc je pense qu’il était assez au bout », a expliqué Lipowitz. Et selon lui, le profil du jour ne lui convenait pas particulièrement : « Je pense qu’il aime davantage les longues ascensions. Du coup, c’est encore relativement ouvert… mais bien sûr, il y a de l’espoir. »

Evenepoel : « Nous sommes là où nous voulons être »

Le Red Bull Team souhaite finir la course sur le podium à Paris avec, notamment, Lipowitz et le Belge Remco Evenepoel. « Nous sommes là où nous voulons être, aussi avec “Lipo”, qui est en très bonne forme. Pour ma part, ça va aussi très bien. Pour l’instant, on est satisfaits : il faut continuer comme ça », a déclaré Evenepoel.

Au niveau du classement, Vingegaard a concédé 44 secondes à ses deux rivaux du jour : le Dauphin désigné Tadej Pogacar et le tenant de la tête. De son côté, Lipowitz a terminé dix secondes devant Vingegaard. Au général, Vingegaard occupe la deuxième place à 3 minutes 36 secondes de Pogacar. Evenepoel pointe au troisième rang à 30 secondes, tandis que Lipowitz est sixième, à un peu plus d’une minute.

Vingegaard : « Ça aurait pu être bien pire »

Pour Jonas Vingegaard, la journée reste gérable : « Je trouve que, pour nous, c’est une journée tout à fait correcte. Ça aurait pu être beaucoup pire. » Le Danois explique que les ascensions courtes ne lui correspondent pas : malgré tout, il se dit content d’avoir limité les dégâts. « Cette nuit, je dors et demain, c’est une nouvelle journée », a conclu le coureur de 29 ans.

De son côté, Tadej Pogacar n’a pas voulu commenter directement la situation de ses rivaux. « Je ne peux pas parler de la forme des concurrents. Je peux juste dire que ma forme est vraiment bonne, et je trouve que jusqu’ici, le Tour a été assez bien calibré pour les capacités de notre équipe », a indiqué le Slovène. dpa

Points à retenir

  • Vingegaard a concédé du temps sur une étape au profil où il se sent moins “dans son élément”. Comme quoi, même les cadors ne choisissent pas toujours la pente.
  • Le Red Bull Team voit une fenêtre de tir se dessiner : si la suite du parcours favorise davantage les longues ascensions, l’espoir n’est pas juste un slogan.
  • Evenepoel affiche un discours maîtrisé : la forme est là, mais la prudence reste de mise—on ne gagne pas le Tour en clamant “tout est réglé” à l’avance.
  • Au général, les écarts restent suffisamment serrés pour que chaque journée “normale” puisse faire la différence… à condition de ne pas la laisser filer.

À ce stade, j’ai l’impression que le Tour continue d’offrir ce qu’on aime (et ce qu’on redoute) : des jours où tout bascule sans prévenir. Et si Vingegaard s’estime encore “dans le passable”, c’est peut-être le meilleur indicateur de la bataille qui attend Paris. Maintenant, la question que je me pose — et que je vous laisse travailler — c’est de savoir si les prochaines étapes confirmeront la tendance… ou si les certitudes vont encore reculer d’un cran. En tant que journaliste, je trouve ça essentiel : suivre le sport, oui, mais aussi regarder de près ce que la course dit du rapport de force, pas seulement des secondes au chronomètre.


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