Aucune des appels formulés concernant les quatre sanctions liées aux sept matchs n’a été validée par le Comité d’Appel, qui laisse au Séville deux issues possibles.
Matías Almeyda semblait hier plein d’espoir que le recours déposé par le club de Séville, suite à la décision de la Commission, réduirait la dure sanction de sept matchs. Cependant, la situation reste inchangée après la confirmation de la fédération.
En effet, le Comité d’Appel a entériné la punition décidée par la Commission, rejetant entièrement la défense du Séville, qui, via ses services juridiques, a tenté d’annuler certaines des quatre sanctions qui constituent le fondement des sept rencontres.
Appel a rejeté point par point les arguments du Séville
Pourtant, le Comité d’Appel a refusé chacune des requêtes formulées par le club andalou et a confirmé, point par point, les observations de la Commission pour justifier la suspension d’Almeyda. Il aurait suffi d’accepter l’un des arguments sur un des points spécifiques, mais cela n’a pas été le cas et la sanction demeure.
Pour comprendre le contexte, voici le détail des sanctions imposées: « 2 matchs pour contestation des décisions arbitrales (Article : 127) ; 1 match pour ne pas avoir regagné les vestiaires après son expulsion (Article : 121.3) ; 3 matchs pour comportements répétés de mépris envers les arbitres (Article : 124) ; et 1 match pour comportement contraire à l’éthique sportive (Article : 129), accompagnés des amendes prévues selon l’article 52 ».
Le Séville a déjà affirmé dans son communiqué officiel suite à l’annonce de la sanction qu’il soutient pleinement son entraîneur argentin et qu’il ira jusqu’au bout pour défendre ce qu’il considère juste.
Le TAD, prochaine étape pour le Séville avant la justice ordinaire
Désormais, le club se tournera vers le TAD, Tribunal Arbitral du Sport, comme ultime étape avant de potentiellement saisir la justice ordinaire, tentant ainsi de réduire la peine d’Almeyda pour son expulsion lors du match contre Alavés et la discussion qui s’en est suivie avec l’arbitre Galech Apezteguia.
Il est évident qu’Almeyda ne pourra pas diriger son équipe contre Getafe. Au regard de la décision du Comité d’Appel, les espoirs d’un retour anticipé sont désormais minimes face à la position ferme des instances fédérales. Toutefois, les décisions seront désormais prises par des organismes indépendants de la RFEF, puisque le TAD dépend du Conseil Supérieur du Sport, même si généralement, il n’inverse que très rarement les décisions des institutions compétentes.
Points à retenir
- Almeyda aura une belle série de matchs à observer depuis les tribunes.
- Les espoirs de réduire la sanction semblent aussi fragiles qu’un château de cartes.
- La lutte pour la justice pourrait devenir une saga à la Balzac.
- Le soutien du club à Almeyda est sans appel, une belle démonstration d’humanité dans le sport.
En somme, cette situation met en avant la complexité des décisions arbitrales et les répercussions qu’elles peuvent avoir. Ne serait-il pas intéressant d’envisager une réforme des règles de sanction ? L’avenir de l’entraîneur et du club est à la croisée des chemins, et il est certain que chaque action aura son poids dans l’histoire à écrire.