Chiqui Tapia sous enquête pour un présumé détournement de fonds à l'AFA : sa déclaration choc !
Claudio "Chiqui" Tapia
Claudio « Chiqui » Tapia en conférence de presse/Adrián Escandar

Claudio “Chiqui” Tapia, président de l’Association du Football Argentin (AFA), a soumis un document sans répondre aux questions lors d’une enquête liée à une éventuelle rétention abusive de contributions, évaluée à 19 000 millions de pesos.

“Nous avons rempli ce que le juge a demandé,” a-t-il déclaré en quittant le tribunal, malgré le tumulte des journalistes rassemblés sur l’Avenue des Immigrants. Il a également ajouté : “et nous allons commencer à travailler avec l’Espagne car l’Espagne souhaite que la Finalissima se déroule sur son sol, et moi je préfère qu’elle se joue au Monumental”.

Accompagné d’une camionnette blanche, il a salué les reporters et a demandé à ne pas se presser à l’entrée du bâtiment judiciaire. Le juge Diego Amarante l’attendait au deuxième étage, où l’interrogatoire s’est déroulé dans une ambiance sereine, selon des sources judiciaires.

À la suite de son audition, Tapia a publié un message sur le réseau social X, affirmant que l’institution a agi “dans le cadre de la légalité” et a utilisé “des droits reconnus par l’État”. Il a précisé que toutes les déclarations et paiements fiscaux avaient été réalisés, sans négliger les contributions des employés.

Face à la “diffusion d’informations erronées”, le président a proposé la coopération de l’entité avec la Justice, soulignant que tous les paiements avaient été effectués avec des intérêts de compensation, sans sanctions pénales. Il a également confirmé le choix de l’avocat Luis Charró comme représentant légal dans cette affaire.

Claudio "Chiqui" Tapia en Justice
Claudio « Chiqui » Tapia en pleine déclaration/Adrián Escandar

S’ensuit un communiqué officiel de l’AFA qui déclare que l’institution “non seulement n’a commis aucun délit, mais a également exercé un droit reconnu par l’État”. Ce texte précise que toutes les déclarations fiscales ont été soumises et que les fonds retenus “ne se rapportent en aucun cas aux contributions des employés”.

L’association a pointé du doigt l’Agence de Recouvrement et de Contrôle Douanier (ARCA), plaignante dans cette affaire, l’accusant de promouvoir une dénonciation erronée en omettant d’informer le juge que la réglementation sur les délais de paiement “est en vigueur et applicable”. L’AFA considère cela comme le début d’une campagne de dénigrement à son encontre.

Enfin, l’entité a souligné que la plaignante a accepté l’ensemble des paiements et plans de dette sans aucune sanction punitive. Par conséquent, elle a demandé au juge une résolution rapide de cette affaire, qui ne devrait jamais avoir été engagée selon eux.

Arrivé à la cour, Tapia, dans une camionnette Toyota SW4 blanche, a salué les journalistes en leur disant “bonjour” et en demandant de ne pas se masser à l’entrée, bien que cela n’ait pas pu éviter l’agitation à son entrée. Il s’est dirigé vers l’un des trois ascenseurs du hall central et a monté au deuxième étage, où il a été interrogé par le juge. Pour cette convocation, un dispositif de sécurité renforcé a été mis en place.

Cette audition a marqué la fin d’une série de déclarations dans le cadre de l’enquête, permettant au juge Amarante de décider des mesures à prendre concernant les membres de la direction de l’Association, dont Tapia et le trésorier Pablo Toviggino.

La semaine dernière, l’avocat Luis Charró a été nommé comme défenseur, peu avant la citation initiale. Ce changement a permis de demander un report, positionnant Tapia en dernière place sur la liste d’audition.

Le premier avocat de Tapia, Lucio Simonetti, avait demandé un non-lieu en soutenant l’absence de délit, mais la demande a été rejetée par le juge Amarante, qui a poursuivi l’enquête. La question est désormais entre les mains de la Chambre de Justice Pénale Économique, qui a convoqué une audience le 18 mars prochain.

L’objectif de l’enquête est la non-réalisation de paiements d’impôts retenus entre 2024 et 2025, avec une dette initiale atteignant 19 350 millions de pesos, comprenant la TVA, les impôts sur le revenu et les contributions à la sécurité sociale.

Lors de son audition, le trésorier Toviggino a également demandé un non-lieu, avançant qu’il n’y avait pas eu de délit. S’il devait voir sa demande rejetée, il a demandé à bénéficier de la loi sur l’Innocence Fiscale. L’AFA a régularisé sa situation fiscale en payant une partie de la dette et en s’engageant dans des plans de paiement pour le solde.

Le délit pour lequel Tapia est poursuivi entraîne des peines de deux à six ans de prison. Bien que mentionné dans d’autres enquêtes, il est formellement accusé pour la première fois dans le cadre de cette affaire de retenue d’impôts, suite à une dénonciation par l’ARCA.

Points à retenir

  • Tapia privilégie le dialogue avec l’Espagne concernant la Finalissima, une compétition sportive à ne pas négliger.
  • Il a insisté sur la légalité des actions de l’AFA, un point à éclaircir dans des affaires similaires.
  • La communication de l’AFA met en exergue le manque de clarté sur certaines normes étatiques.
  • Les enjeux fiscaux touchent souvent des figures du sport, provoquant un mélange d’intérêt public et de vie privée.

En fin de compte, ces affaires mettent en lumière la porosité entre le monde du sport et celui de la justice. J’éprouve une certaine curiosité à voir comment cette situation évoluera, et je ne peux m’empêcher de me demander si nous verrons un jour une séparation volontaire entre ces deux sphères. Peut-être que l’idée d’une AFA compost qui s’organise en toute légalité finira par faire sourire, mais au fond, il s’agit d’un enjeu majeur pour l’image de notre sport.


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By Jordan Jarson

Entrepreneur passionné par le business web et le webmarketing, j'ai mon propre site e-commerces et je m'occupe d'améliorer sa visibilité en ligne. À temps perdu, je fouille le net à la recherche de pépites que je partage à la communauté.

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