Points à retenir
- Une surprise brésilienne qui secoue l’ogre européen : Fluminense, modeste club sud-américain, élimine l’Inter Milan, un habitué des terrains européens, avec une victoire 2-0. On peut dire que le football réserve parfois des surprises dignes d’un feuilleton d’été.
- Les buts ont été spectaculaires : une tête en trois minutes pour prendre l’avantage, puis une frappe enroulée d’un remplaçant qui fait voler en éclats les dernières illusions de l’Inter. La stratégie du “coup de génie” semble toujours faire mouche à l’heure du football à court terme.
- Malgré les tentatives de Lautaro Martinez et ses occasions frénétiques, la défense brésilienne a résisté, laissant Inter sans solution concrète. Le suspense est resté intact jusqu’au sifflet final, même si le score ne laissait pas place à l’ambiguïté.
- Un stade presque vide, ce qui montre peut-être que le public n’a pas encore tout compris, ou que l’affluence n’a pas été à la hauteur — 20 030 spectateurs pour la dernière sortie dans cet amphithéâtre aux capacités beaucoup plus généreuses.
- Qualifié pour les quarts, Fluminense retrouvera un autre représentant brésilien, Palmeiras, en espérant peut-être que cette tradition sud-américaine s’installe dans cette compétition mondiale improvisée. Leur match contre Al-Hilal, récent conquérant de Man City, pourrait bien donner lieu à un autre conte de fées… ou pas.
Et si, finalement, cette Coupe du Monde des clubs n’était qu’un vaste théâtre où les géants européens peinent à se réveiller face aux modestes mais tenaces clubs du Sud ? Tout en se demandant si le football cette année a décidé de déjouer tous nos pronostics, il ne reste plus qu’à regarder les prochains épisodes, tout en se demandant si notre foi en la grandeur européenne n’est pas en train de devenir un peu naïve, comme un vieux feuilleton qui tourne en boucle.