La drôle de blague sur Maradona qui a surpris le monde entier !

En 1988, l’URSS s’éveillait sous la gouvernance de Mikhaïl Gorbatchev. Son nom est désormais associé à des initiatives majeures visant à ouvrir la société soviétique sur le monde extérieur, et à tenter de contenir le mécontentement populaire. Ces deux concepts en russe, « Glásnost » (transparence) et « Perestroïka » (réforme), se sont rapidement imposés sur la scène mondiale. Dans un élan inattendu de transparence pour un pays aussi fermé, le 1er avril, le journal Izvestia a provoqué une onde de choc dans le monde du football.

« Maradona envisage de rejoindre le Spartak », titrait le journal, illustré par une photo du légendaire Diego, élégant sous le poids du Ballon d’Or 1986. Les amateurs de football ont eu l’impression que le monde tournait à l’envers. Maradona, fraichement auréolé d’un titre de champion avec Naples, et de la Coupe du Monde au Mexique, serait tenté de poursuivre sa carrière en Union Soviétique, au Spartak, surnommé l’équipe du peuple, aux côtés de joueurs tels que Bubnov, Rodionov, Dasáyev, et le jeune Aleksandr Mostovói.

Maradona et la annonce de son transfert au Spartak dans l'Izvestia.
Maradona et la annonce de son transfert au Spartak dans l’Izvestia.

Un héros du football valide ce transfert

Cette nouvelle était accompagnée de citations de Viktor Ponedelnik, héros soviétique ayant marqué le but victorieuse lors de l’Euro 1960. « La Fédération n’a pas les fonds nécessaires pour Maradona. Je ne pense pas que la situation soit désespérée. Des experts ont calculé que son transfert pourrait être rentable en une saison. » Il a même suggéré que les fans du Spartak pourraient envisager de contribuer à son transfert.

« La Fédération n’a pas les fonds nécessaires pour Maradona. Je pense que les fans devraient envisager de contribuer financièrement. » Viktor Ponedelnik, Izvestia

Le buzz fut tel que même l’Associated Press a relayé l’information, rapportant un afflux de questions concernant l’arrivée de Maradona à Moscou et comment les fans pouvaient participer au financement de son transfert, évalué à six millions de dollars. Les journalistes ont, pour certains, révélé que c’était un poisson d’avril, entraînant frustration et confusion.

L'équipe du Spartak avant un match de la saison 1987-88.
L’équipe du Spartak avant un match de la saison 1987-88.

Le 1er avril est connu comme le jour des blagues dans de nombreuses cultures, mais en URSS, une telle déclaration ne se prenait pas à la légère. La réputation d’Izvestia faisait de chaque mot une vérité. La confusion était telle que le lendemain, une correction a été publiée, démentant le nombre d’appels reçus.

Maradona perd face à l’URSS

En réalité, Maradona, absorbé par les compétitions, jouait en Allemagne lorsque cette annonce véhémente est apparue. Malheureusement pour lui, l’équipe argentine s’est inclinée quatre à deux face à l’URSS lors de leur demi-finale.

Le 3 avril, dans le journal MARCA, un article titré « Poisson d’avril en Union Soviétique » présentait ce qui se passait comme une manifestation des effets de la perestroïka.

Article du journal MARCA du 3 avril 1988.
Article du journal MARCA du 3 avril 1988.

Maradona a effectivement joué au Spartak en 1990

Ironiquement, Maradona a joué sur le terrain du Spartak deux ans plus tard. Ce jour-là, le stade était bondé par des fans espérant le voir porter le maillot rouge. Ce fut un match crucial de la Coupe d’Europe, qui a vu Naples et le Spartak se rencontrer après un match nul en Italie.

« Le club devra prendre des mesures contre Maradona. Celui qui ne vole pas vers Moscou ne jouera pas. » Luciano Moggi, avant Spartak-Naples

Luciano Moggi, avec son autorité, décocha une mise en garde qui ne fit qu’ajouter au stress de l’Argentin. À cet instant, chacun se demandait si, en fin de compte, cette blague de l’Izvestia n’aurait pas changé le cours de la carrière de Maradona en Union Soviétique.

Points à retenir

  • Une blague d’avril qui a mis le monde du football en émoi.
  • Le débat sur le financement des transferts, où chaque fan pouvait potentiellement devenir mécène.
  • Un appel à la solidarité qui a bien fonctionné, même si ce n’était qu’une farce.
  • Maradona, en fin de compte, n’a jamais joué pour le Spartak, mais son image y est liée à jamais.

En repensant à ces événements, je me demande vraiment ce qui aurait pu arriver si Maradona avait porté ce maillot du Spartak. Peut-être aurait-il révolutionné le football en URSS, comme il l’a fait dans tant d’autres ligues. Mais, à la fin de la journée, le football est aussi une histoire de timing, de rumeurs et de chances manquées. Et là, l’histoire a pris une tournure comique que peu auraient pu anticiper. Cela montre à quel point nous devons garder un sens de l’humour, même dans le monde sérieux du sport.


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By Jordan Jarson

Entrepreneur passionné par le business web et le webmarketing, j'ai mon propre site e-commerces et je m'occupe d'améliorer sa visibilité en ligne. À temps perdu, je fouille le net à la recherche de pépites que je partage à la communauté.

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