Alors que West Ham peine encore à réaliser des recrues de premier plan, le club de Premier League mise beaucoup sur le recrutement de jeunes talents prometteurs.
Parmi eux, Joel Kerr, un « fantastique jeune joueur » originaire d’Irlande du Nord, a récemment signé un contrat de stagiaire professionnel à seulement 16 ans. Il fait partie des onze adolescents recrutés cette semaine, aux côtés de Joe Scanlon, latéral gauche, et du prolifique attaquant Chukwuemeka Obi, frère cadet d’une pépite de Manchester United, Chido.
Joel Kerr a rejoint le centre d’entraînement de Rush Green en même temps qu’un autre espoir, le défenseur Callum Leacock, recruté au Linfield.
Le jeune buteur écossais Daniel Cummings, international U19, suscite quant à lui l’intérêt de Mark Noble. Ce talent de l’équipe réserve du Celtic fait le pari de tenter sa chance en Angleterre, cherchant à intégrer rapidement l’équipe première.
Pourtant, la question reste ouverte : Cummings parviendra-t-il à convaincre et s’imposer en équipe senior, ou connaîtra-t-il un destin similaire à celui de Mipo Odubeko ?
Âgé de 22 ans et actuellement à Shelbourne en Irlande, Odubeko ne regrette pas son départ de Manchester United pour West Ham, même si ses apparitions se sont limitées à quelques matchs en FA Cup, sans jamais véritablement s’imposer.

Pas de regrets pour Mipo Odubeko après son choix West Ham
En 2019, peu après ses 17 ans, Mipo Odubeko a refusé de prolonger avec Manchester United pour signer un contrat de trois ans chez les Hammers. Avec le recul, l’attaquant dublinois explique que cette décision suivait une stratégie à long terme.
« Quand je regarde les joueurs qui étaient devant moi, il y avait Mason Greenwood et Anthony Martial, confie Odubeko. Pour espérer une chance, il aurait fallu que je sois meilleur qu’eux. J’ai préféré chercher ailleurs, c’est pourquoi je suis allé à West Ham. Et là-bas, j’ai vraiment eu une voie vers l’équipe première. »
Arrivé sous la direction de Manuel Pellegrini, c’est pourtant sous David Moyes que ses opportunités en équipe première se sont présentées.
« Pendant environ quatre à six mois, début 2021, j’ai entraîné tous les jours avec le groupe pro. C’était une excellente expérience. Être au contact de joueurs professionnels, observer leur comportement, leur façon de s’alimenter, de s’entraîner, leurs habitudes après les séances… C’était très formateur. David Moyes a été un excellent mentor. »
Une complicité avec Michail Antonio qui fait encore la différence
Odubeko compte seulement deux apparitions en équipe première de West Ham, dont une défaite en FA Cup face à Manchester United. Ses prêts à Huddersfield, Port Vale et Doncaster Rovers n’ont pas connu le succès escompté, et un passage compliqué au Portugal avec Maritimo a suivi.
Aujourd’hui de retour en Irlande, il a inscrit sept buts avec Shelbourne la saison dernière en première division irlandaise.
À quelques mois de ses 23 ans, Odubeko ne cesse de croire en une remontée vers les sommets. Il s’inspire des parcours récents de Troy Parrott (ancien de Tottenham) ou de Jake O’Brien, défenseur à Everton, tout en gardant en mémoire les conseils prodigués par Michail Antonio.
« Michail a vraiment pris soin de moi, raconte Odubeko. Il me taquinait mais s’assurait que j’allais bien. En déplacement, il m’emmenait souvent à l’aéroport de Stansted et on discutait beaucoup en voiture. Jesse Lingard, Mark Noble, tous ces joueurs m’ont aussi aidé. »
« Je ne me laisse pas trop emporter par les hauts ou les bas. Il suffit d’une bonne saison, d’un bon transfert, et on peut revenir là où on mérite d’être. Le football change vite, alors je ne suis pas surpris par la progression de Parrott et O’Brien. Ce sont de très bons joueurs, je suis content pour eux. »
Points à retenir
- West Ham ne mise pas uniquement sur des stars confirmées, mais investit clairement dans l’avenir avec de jeunes recrutements venus d’Irlande du Nord, d’Écosse, et d’ailleurs.
- Le parcours de Mipo Odubeko révèle que le rêve de s’imposer en Premier League n’est pas une promenade de santé, même avec de bons contacts et un mentor comme David Moyes.
- La patience et la persévérance restent les maîtres-mots pour les jeunes joueurs, qui peuvent très vite passer du statut de star en devenir à un éternel espoir ou à une virée au fin fond du football portugais.
- Les relations humaines, comme celle entre Odubeko et Michail Antonio, jouent un rôle fondamental — du coaching moral à la bonne compagnie lors des trajets vers l’aéroport.
- Le football professionnel est un mélange d’attentes, de coups de chance, de timing et, surtout, de nerfs à toute épreuve.
En somme, suivre la trajectoire de ces jeunes talents pourrait bien devenir un feuilleton aussi captivant qu’un bon vieux match serré en fin de journée. Après tout, qui ne rêve pas de voir un gamin débarquer, nous épater quelques mois, puis disparaître pour mieux revenir ? Moi, en tout cas, je garderai un œil amusé sur ces « parcours du combattant » du ballon rond. Comme quoi, les étoiles montantes ont parfois une drôle de trajectoire… mais ça fait tout leur charme !