sam. Juil 25th, 2026

Quarante ans après son premier match en tant qu’entraîneur de la Real Sociedad, le 31 août 1985 contre le Celta sur le vieux terrain d’Atocha, où Luis Arconada s’était gravement blessé, John Toshack (Cardiff, 1949) recevra ce samedi un hommage attendu. Le Gallois est en effet le deuxième entraîneur ayant dirigé le plus de rencontres avec le club donostiarra (386), seulement trois de moins que l’emblématique Benito Díaz.

Avant le match contre le Real Madrid à Anoeta, Jokin Aperribay lui remettra l’insigne d’or et brillants du club qu’il considère comme “un marqueur à jamais” de sa carrière. Ceux qui ont vécu ses passages à la Real savent à quel point Toshack a marqué l’histoire, au-delà du titre de Coupe remporté en 1987.

Le vasque de Galles, comme il aime se décrire, a su défendre la Real avec ferveur, notamment face à son rival habituel. Il a d’abord entraîné des vétérans tels qu’Arconada, Zamora, López Ufarte et Gorriz, puis une équipe de jeunes talents renforcée par des joueurs comme Oceano, Carlos Xavier et Kodro. Enfin, il a pris les rênes pour éviter la relégation.

Dans une interview accordée récemment, Toshack a partagé une expérience poignante : en février 2022, alors qu’il luttait contre un Covid sévère l’ayant maintenu en soin intensif pendant dix jours, il a rêvé d’un retour au stade d’Anoeta pour recevoir l’hommage qu’il va bientôt vivre. Un véritable combat pour sa vie, qu’il a finalement remporté.

“Je ne m’attendais pas à cela. C’est un peu présomptueux de penser qu’on va avoir un tel hommage, mais cela me rend très heureux. La Real Sociedad signifie beaucoup pour moi”, confie-t-il depuis sa résidence à Besalú, impatiente de retourner à San Sebastián, qu’il décrit comme “une ville où un jour vaut trois autres”.

Un défenseur du travail de formation

“Je pense souvent à la différence entre recevoir un hommage dans sa ville natale et ici à San Sebastián, où je ne suis pas de souche. Je suis fier de recevoir une telle reconnaissance dans un endroit où l’identité est forte”, a-t-il expliqué. Quand JB a rejoint la Real, il a remplacé Alberto Ormaetxea, avec qui le club avait remporté des titres prestigieux. À cette époque, les recrutements n’étaient pas la norme, seuls les joueurs formés au club jouaient.

“C’est le débat de toujours. La situation économique entre en jeu. On ne peut pas abandonner la formation pour faire des recrutements. La Real reste ancrée dans sa jeunesse, même si, comme chaque année, il manque des renforts”, précise-t-il, rappelant qu’il a remporté la Coupe et été finaliste d’une autre, sans recruter de nouvelles têtes.

Ironiquement, la politique de recrutement de la Real a évolué entre ses deux mandats de 1985 à 1989 et de 1991 à 1994, surtout après le départ de Loren pour l’Athletic et la migration de plusieurs joueurs vers le FC Barcelone. À son retour, il a recruté des joueurs étrangers et a réussi à qualifier la Real pour l’Europe.

Retrouvailles avec Xabi Alonso, à la tête du Madrid

Aujourd’hui, le fait que le Sanse, mal nommé comme filiale, évolue en deuxième division est une préoccupation pour Toshack. “C’est essentiel pour la philosophie de la Real. La différence entre la Segunda et la Segunda B est énorme, et maintenir le Sanse en seconde division peut vraiment soutenir l’évolution de nos jeunes.” Zubieta, toujours Zubieta.

Lors de l’hommage à Anoeta, le Real Madrid, club ayant marqué sa carrière, sera présent. L’équipe, dirigée par Xabi Alonso, a bénéficié de la confiance que Toshack lui a accordée en tant que joueur. “Xabi a toujours été brillant et intelligent. Sa compréhension du jeu en fait un futur grand entraîneur”, note-t-il.

Contrairement à d’autres, Toshack ne fait pas dans la langue de bois : “Mon équipe reste la Real. J’y ai passé dix ans dans trois époques différentes. Et vivre à San Sebastián est un privilège.” Ce samedi, il retournera dans la ville de ses souvenirs, bien que ce ne soit pas le vieux et cher Atocha, mais le moderne Anoeta, un stade qu’il n’a pas encore eu l’occasion de découvrir depuis sa rénovation.

Points à retenir

  • John Toshack est un personnage emblématique de la Real Sociedad ayant joué un rôle central dans son histoire.
  • Sa passion pour le club l’a porté à défendre ses couleurs avec une grande ferveur, même face à des adversités.
  • Le passage de Toshack montre l’évolution des politiques de recrutement au sein des clubs de football.
  • Les jeunes talents formés dans l’académie restent au cœur de la philosophie de la Real, malgré les défis économiques.
  • Xabi Alonso, que Toshack a aidé à se forger comme joueur, poursuit désormais son propre chemin d’entraîneur.

En réfléchissant à la trajectoire de John Toshack, je ne peux m’empêcher de me demander comment le football parvient à créer des liens si forts entre des individus de différentes cultures. Dans un monde où l’on parle souvent de division, le sport semble offrir un espace de reconnaissance et de respect mutuel. C’est un témoignage du pouvoir de la passion, et en tant que journaliste engagé, je constate combien ces histoires méritent d’être racontées et célébrées.


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By Jordan Jarson

Entrepreneur passionné par le business web et le webmarketing, j'ai mon propre site e-commerces et je m'occupe d'améliorer sa visibilité en ligne. À temps perdu, je fouille le net à la recherche de pépites que je partage à la communauté.

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