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L’Athletic Club Ajaccien (ACA), ancien club du gardien mexicain Memo Ochoa, a été officiellement relégué en Championnat National, la troisième division française, suite à une grave crise financière. Cette sanction, confirmée le 15 juillet 2025 après le rejet de leur appel par la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (DNCG), marque un tournant majeur pour le club corse, qui risque même une descente supplémentaire en divisions régionales si sa situation financière ne s’améliore pas. Fort d’une histoire comptant 14 saisons en Ligue 1 et deux titres en Ligue 2 (1967 et 2002), Ajaccio fait face à un avenir incertain, plombé par une gestion défaillante et une dette estimée à 13 millions d’euros.

« Le club ne peut saisir le CNOSF dont le délai expirait ce jour à 17h00. Les dirigeants travaillent à la présentation d’un budget pour évoluer en National 1 afin de préserver le statut professionnel. »
Le Championnat National, souvent appelé simplement « National », se positionne en troisième échelon du football français, sous la Ligue 1 et la Ligue 2. Cette division accueille à la fois des clubs professionnels et amateurs, mais celui qui accède à la Ligue 2 doit impérativement disposer d’un statut professionnel. Les équipes du National ont le privilège de pouvoir disputer la Coupe de la Ligue ainsi que la Coupe de France, offrant une vitrine médiatique précieuse. Toutefois, la situation financière actuelle d’Ajaccio menace ce privilège, et une relégation vers les divisions régionales amateurs devient une menace tangible.
Ajaccio n’a pas fait appel
Le 24 juin 2025, la DNCG avait rendu publique la relégation provisoire d’Ajaccio en National, faute de garanties financières suffisantes. Malgré la présentation d’une garantie bancaire de 15 millions d’euros et un dépôt de 2,5 millions, l’appel a été rejeté le 15 juillet. Le club disposait encore d’un recours auprès du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), mais le délai est expiré le 6 août, sans que le club ne le saisisse, selon des sources proches de L’Équipe. La direction s’attelle désormais à présenter un budget viable pour évoluer en National tout en maintenant son statut professionnel, indispensable pour préserver son centre de formation et participer notamment à la Coupe de la Ligue.
Cette crise financière n’est pas un cas isolé dans le football français, mais elle est particulièrement marquante compte tenu du passé d’Ajaccio. Fondé en 1910, le club corse a connu des moments forts, notamment la saison 2011-2012 où Memo Ochoa, alors gardien titulaire, a contribué au maintien en Ligue 1. Une gestion calamiteuse et le retrait brutal d’un repreneur potentiel, Arnau Baqué, en juillet 2025, ont empiré la situation. Si le club ne parvient pas à se redresser, la perspective d’une descente en divisions régionales pourrait avoir des conséquences catastrophiques, allant bien au-delà de la simple compétitivité, menaçant aussi le patrimoine du football corse. Le futur d’Ajaccio dépendra désormais de sa capacité à boucler un budget crédible et à séduire de nouveaux investisseurs. La DNCG continuera à surveiller étroitement leur situation financière dans les mois à venir, tandis que les supporters espèrent un dénouement favorable.
Points à retenir
- Ajaccio, un club historique mais fragile, se voit relégué pour des raisons financières, pas sportives. On retrouve là un classique du football moderne où l’argent prime sur le terrain.
- La structure financière exigeante du football français rappelle que derrière chaque match se cache un compte de résultats à surveiller de très près.
- Le délai expiré pour saisir le CNOSF montre que parfois, la procrastination est la meilleure stratégie… ou pas.
- Le maintien du statut professionnel est crucial pour un club : c’est un peu comme garder son permis de conduire, sauf que là, perdre son “permis” coûte bien plus cher que quelques points d’amende.
- Le rôle des investisseurs privés reste déterminant, et la fuite d’un repreneur sérieux peut transformer un espoir en naufrage annoncé.
En résumé, la mésaventure d’Ajaccio illustre à merveille que dans le football moderne, on ne descend plus seulement à cause des résultats sur le terrain, mais aussi à cause des bilans en banque. Alors, en tant qu’amateur éclairé, je me demande : la prochaine équipe en difficulté va-t-elle investir dans un bon comptable ou dans un attaquant ? La question mérite qu’on s’y attarde entre deux cafés, histoire de rigoler un peu.