La Ligue 1+ se retrouve face à une période de trois mois sans couverture de Ligue 1 ou de Coupe du Monde, allant de la mi-mai à la mi-août, ce qui pousse à repenser la facturation des abonnés.
Selon L’Équipe, beIN Sports a acquis les droits de diffusion payants de la Coupe du Monde 2026 à la dernière minute, laissant la plateforme avec un été plutôt calme. Des interrogations avaient été soulevées lors du lancement concernant un engagement annuel de 14,99 € alors que la saison se termine le 16 mai et reprend à la mi-août.
La LFP Media avait annoncé que l’engagement était pour une durée de 12 mois, avec une facturation continue si des droits supplémentaires étaient ajoutés. Son directeur éditorial avait suggéré que la facturation pourrait être décalée aux deux premiers mois de la saison suivante en l’absence de droits disponibles, mais cette option n’est plus envisagée pour l’instant.
Pour limiter tout manque à gagner cet été, Ligue 1+ serait tentée de miser sur des matches amicaux en juillet et éventuellement sur des qualifications européennes précoces impliquant des clubs français. Canal+ détient les droits de l’UEFA depuis les barrages, tandis que les premiers matchs à domicile sont souvent vendus par les clubs, mais peinent à trouver preneurs pendant la haute saison estivale. Malgré cela, il semble peu probable que l’on facture intégralement ces trois mois.
De 2021 à 2024, Amazon Prime Video avait suspendu les charges du Pass Ligue 1 pendant deux mois, tandis que la Ligue 2 reprenait fin juillet, contrairement à Ligue 1+. La saison précédente, DAZN avait maintenu les charges pour les abonnés engagés en s’appuyant sur la couverture de la Coupe du Monde des clubs, accessible gratuitement pour les non-abonnés, ce qui n’avait pas vraiment renforcé sa popularité face à un tarif mensuel de 29,99 €.
Ligue 1+ ne peut se permettre de risquer des dommages à sa réputation. Avec 1,2 million d’abonnés, elle a besoin de fidélité, surtout qu’elle affichera 100 % de la Ligue 1 la saison prochaine, et que le prix mensuel risque très probablement de passer de 14,99 € à 19,99 €. Ce sera un véritable test précoce pour le successeur de Nicolas de Tavernost, si le chef de LFP Media officialise sa démission dans les jours qui viennent.
Points à retenir
- Trois mois sans matches peuvent créer des tensions chez les abonnés, qui veulent du contenu.
- La course aux droits de diffusion continue, souvent sous tension.
- Les solutions provisoires, comme les matches amicaux, peuvent sembler un peu désespérées.
- Les tarifs d’abonnement fluctuent, rendant la fidélité des abonnés de plus en plus précaire.
- Le départ possible d’une figure dirigeante pourrait changer la donne à tout moment.
En tant que spectateur et observateur de ce paysage médiatique, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur les implications de ce vide estival. La fidélité des abonnés se mesure souvent à l’aune des services offerts durant les creux, et cela soulève une question intrigante : les diffuseurs sont-ils vraiment à l’écoute des attentes de leur public ? Cela mérite réflexion. La nécessité d’un contenu pertinent et continu est plus cruciale que jamais, surtout dans un contexte où le consommateur devient de plus en plus exigeant. Je m’interroge donc : la Ligue 1+ sera-t-elle capable de naviguer ces eaux troubles sans perdre son précieux soutien ?