Cameron Smith a exprimé son mécontentement mardi sur la reconnaissance de LIV Golf par l’instance mondiale des classements, affirmant qu’une décision récente de l’OWGR était un pas en avant, mais qu’elle n’apportait pas la justice escomptée.
À The Grange, à l’approche de l’événement phare de LIV Golf à Adélaïde cette semaine, plusieurs joueurs de la tournée rebelle ont réagi à la décision de n’accorder des points de classement qu’aux 10 premiers classés.
Cette décision a vu le vainqueur de Riyadh, Elvis Smylie, passer de la 134e à la 77e place mondiale, tandis que Jon Rahm, deuxième, est passé de la 97e à la 67e position. Toutefois, l’OWGR ignore les joueurs classés de la 11e à la 57e place, et les points attribués sont bien en deçà de ceux octroyés lors d’événements à champ complet sur le PGA Tour.
En conséquence, Smith, ancien numéro 2 désormais 227e, a déploré que LIV Golf n’ait toujours pas reçu la reconnaissance totale, malgré le début de sa cinquième saison et l’élargissement à des tournois de quatre jours. “C’est agréable d’obtenir cette reconnaissance. Il est difficile de performer sur le terrain, et je ne pense pas que nous recevions le respect que nous méritons parfois”, a-t-il déclaré.
Il ajoute concernant la victoire de Smylie : “C’est regrettable que le monde du golf ne voit pas cela comme je le vois. Pour moi, c’est une grande performance.”
Les interviews à Adélaïde ont révélé un mécontentement généralisé parmi les joueurs. Smith n’était pas le seul à exprimer son insatisfaction face à l’état des classements mondiaux. Son coéquipier Lucas Herbert, maintenant 223e, a qualifié l’OWGR de non crédible. “Si on classe Cam Smith en dehors du top 100, est-ce vraiment juste ?” a-t-il demandé.
Cependant, l’intérêt pour obtenir plus de points OWGR reste fort pour certains joueurs de LIV, même si des critiques persistent concernant la crédibilité de ce système. Smylie, qui fait ses débuts en LIV, aspire à se qualifier pour les grands tournois, notamment les Masters, et se rapproche d’une place dans le top 50 mondial.
Sergio Garcia, ancien champion des Masters, a également pesé dans le débat, déclarant que les avancées sont positives, mais que ça ne semble pas totalement juste, surtout pour ceux qui terminent 11e ou pire et qui repartent sans points.
Malgré les avancées, la transition vers des tournois de quatre jours a suscité des commentaires. Garrett a pris position contre cette évolution, alors qu’autres trouvent que cela permet aux meilleurs joueurs de briller davantage. “C’est juste mieux”, a affirmé David Puig, un coéquipier de Garcia.
En parlant de l’Australie et de son potentiel, Garcia a exprimé que le pays mérite d’être reconnu davantage pour son amour du golf, et qu’un calendrier plus stable des événements pourrait renforcer cette passion.
Points à retenir
- Les joueurs de LIV Golf restent perplexes face à la reconnaissance insuffisante de leur circuit par l’OWGR.
- Cameron Smith et Lucas Herbert contestent l’intégrité des classements mondiaux.
- Elvis Smylie, nouvellement couronné, est perçu comme un espoir pour le circuit LIV.
- Certaines voix s’élèvent pour défendre une répartition plus équitable des points.
- Sergio Garcia questionne la justesse de la valorisation des performances en fonction des classements.
En réfléchissant à la situation actuelle, on ne peut s’empêcher de se demander si le monde du golf ne devrait pas revoir ses priorités. Le plaisir du jeu est parfois éclipsé par des mathématiques et des classements qui semblent ne pas prendre en compte l’effort réel des joueurs. Peut-être est-il temps d’initier un changement en profondeur qui reflète mieux la réalité du sport, tout en reconnaissant ceux qui osent s’engager sur des terrains moins conventionnels. En tant que journaliste impliqué, il est essentiel de soutenir cette voix pour le changement.