Jusqu’à présent, Tiger Woods n’a réellement exploré que deux régions d’Espagne : Valderrama, où il a connu des hauts et des bas lors de la Ryder Cup en 1997, pour ensuite triompher à l’Amex en 2000, et Majorque, où il a rendu visite à son ami Rafa Nadal. Néanmoins, plusieurs golfeurs ont eu l’occasion de passer du temps à ses côtés.
Celui qui a passé le plus de temps avec lui est José María Olazábal. En association avec Seve, il a été l’un des premiers à apprendre les secrets d’Augusta National juste avant sa victoire en 1997. Outre quelques compétitions, Olazábal, vainqueur du Masters, a eu de nombreux dîners avec Woods lors des mardis de tournoi et quelques déjeuners plus privés. Il se souvient que, durant ces repas, Woods, dans les bons vieux temps, pouvait se plonger dans une sorte de transe, se coupant du reste des convives et adoptant une attitude de compétiteur.
Mais Olazábal se rappelle surtout d’un samedi du Masters en 2001. À la fin de son parcours, un journaliste espagnol lui a demandé qui, selon lui, allait gagner le tournoi. En plaisantant, il a déclaré : « Il n’y a qu’un seul vainqueur, et c’est Tiger Woods ! ». Ses interlocuteurs, surpris, lui ont fait remarquer que Mickelson n’était qu’à un coup derrière. Olazábal a répondu : « Vous n’avez clairement pas suivi le tour, c’était le 67 le plus facile que j’aie vu à Augusta. » Le lendemain, Woods a effectivement gagné.
Points à retenir
- Woods a une relation particulièrement riche avec ses pairs, au-delà des simples compétitions.
- Le fait qu’il puisse susciter autant d’admiration est sans égal dans l’histoire du golf.
- Il semble que même dans des moments de tension, Woods garde son sens de l’humour.
- Les anecdotes autour de Woods montrent un côté moins connu du champion, plus humain et accessible.
En somme, ces récits nous rappellent que derrière l’image de champion, il y a un homme qui a su inspirer et lier des amitiés dans un milieu hyper compétitif. Une belle leçon sur la manière dont le sport peut nous unir, ce qui m’amène à réfléchir : qu’est-ce qui nous attire vraiment chez des athlètes comme Tiger Woods ? Au-delà de leurs performances, est-ce leur humanité qui nous captive ? En tant que journaliste engagé, je pense qu’il est essentiel de creuser plus profondément ces aspects humains du sport.