Matt Fitzpatrick est un passionné de football, une passion qui dépasse même son amour pour le golf. Lors de notre entretien, ce dernier a cherché à obtenir les coordonnées d’un expert tactique ayant collaboré avec le site de la BBC Sport, preuve de son sérieux dans cet intérêt.
« Beaucoup pensent que c’est une blague, mais j’aime le football bien plus que le golf, confie-t-il avec un sourire. Je suis vraiment obsédé par ce sport, c’est une source de bonheur pour moi. »
Supporteur inconditionnel de Sheffield United, il apprécie de pouvoir suivre chaque rencontre en direct, même depuis les États-Unis, où la couverture médiatique du football anglais est particulièrement complète.
Fitzpatrick a même eu l’occasion de visiter le club de Premier League Brentford et d’échanger directement avec l’équipe performance des champions en titre, Liverpool. Ces rencontres l’ont profondément marqué, tant il a absorbé chaque information comme une éponge.
« Observer leur utilisation des données et la place cruciale de la culture au sein du club, c’est fascinant, explique-t-il. J’ai cherché à repérer de petites choses que nous pourrions transposer au golf. Je pense que nous avons énormément appris en les observant. »
Mais cette soif d’apprentissage ne se limite pas au golf. Fitzpatrick ne cache pas qu’un jour, il envisagerait peut-être de changer de sport.
« Je ne sais pas quand ni comment, mais j’aimerais beaucoup travailler dans le football si une opportunité se présentait, confie-t-il. Ce serait un rêve, même si c’est un peu utopique. J’adore tout ce qui touche au football, je suis passionné par ce sport. »
Pour l’instant, c’est bien dans le golf que Fitzpatrick concentre tous ses efforts. En plus de viser une qualification pour le Tour Championship d’East Lake, il souhaite confirmer sa place dans l’équipe européenne pour la prochaine Ryder Cup, qui se tiendra à Bethpage, New York.
« C’est agréable de bien jouer lors des moments décisifs, comme les play-offs ou la Ryder Cup, dit-il. Rejoindre l’équipe serait très spécial, encore une fois. »
Malgré trois participations à la Ryder Cup, son bilan de seulement une victoire en huit matchs le déçoit, surtout compte tenu de ses dix victoires en carrière. Mais il reste motivé à progresser.
« Malgré mon bilan, j’ai toujours envie d’en faire partie pour tenter de l’améliorer », insiste-t-il.
Si Fitzpatrick intègre la sélection de Luke Donald, il apportera une nouvelle perspective à l’équipe européenne.
« Ces quinze derniers mois, j’ai fait un effort supplémentaire pour être un peu plus indulgent envers moi-même et comprendre ma propre psychologie, confesse-t-il. Mon principal enseignement de cette période difficile est de détecter les signes avant-coureurs plus tôt. Je ne peux plus me permettre d’attendre d’être dans une mauvaise passe trop longtemps. »
« C’était une période compliquée, qui a duré trop longtemps. Il faut savoir réagir vite et ne pas rester à la traîne. »
Des mots qui trahissent la maturité d’un golfeur capable, un jour, de tenir un discours de coach à la mi-temps d’un match.
Points à retenir
- Fitzpatrick est un passionné de football aussi convaincu que d’autres le sont du golf, voire plus.
- Il soutient Sheffield United et apprécie la diffusion complète du championnat anglais aux États-Unis.
- Il s’inspire des méthodes des clubs de Premier League pour améliorer son propre jeu.
- Bien que concentré sur sa carrière golfique, il rêve secrètement d’un jour bosser dans le football.
- Sa participation à la Ryder Cup est marquée par une soif de revanche et d’amélioration.
- Fitzpatrick apprend à mieux se connaître psychologiquement pour éviter les périodes de doute prolongées.
- La gestion de la frustration est désormais une priorité pour lui, signe de son évolution personnelle et professionnelle.
Alors, où va vraiment Matt Fitzpatrick ? Entre fairways et terrains de foot, on sent que le garçon aime jongler avec ses passions – au point qu’un jour, il pourrait bien troquer ses clubs contre un sifflet. En attendant, la Ryder Cup sera son véritable terrain d’expression, et pour nous, l’occasion de regarder son suspense psychologique sur le green avec un soupçon de curiosité amusée. Qui sait, peut-être que le football le remettra un jour sur le droit chemin, ou qu’il finira par coacher devant un tableau blanc en criant « Allez, encore un putt ! » Mais ça, c’est une autre histoire…