Ilia Topuria s’est hissé au sommet de la UFC en terrassant Charles Oliveira et en devenant champion invaincu dans deux catégories, une performance inédite dans l’histoire de l’organisation. Cette victoire a tenu en haleine toute l’Espagne, entre ceux qui se sont levés aux aurores et ceux qui ont veillé tard, tous unis par un même but : voir le combat du Matador. Désormais, Ilia figure parmi les sportifs les plus influents de notre pays.
Il a révolutionné l’univers des MMA en général, et celui de la discipline en Espagne en particulier. Un sport qui compte aujourd’hui une audience comparable à celle d’un match du Real Madrid en Champions League, alors qu’il y a quelques années à peine, il était à peine connu. La passion des fans espagnols pour l’arrivée de l’UFC dans leur pays en est la preuve la plus éclatante.
« Si j’avais forcé la main, l’UFC serait probablement arrivée en Espagne à quatre ou cinq heures du matin. Et je ne pense pas que quelqu’un aurait pu vraiment profiter du show à ce moment-là. Les enfants ne tiendraient pas éveillés », a expliqué Topuria depuis Las Vegas. Le rendez-vous tarde à se concrétiser, freiné par des facteurs intangibles comme les droits télé, la programmation en prime time et surtout, le choix de la salle.
Le lieu est depuis longtemps au cœur des discussions. Ilia rêve depuis toujours d’un événement organisé au stade Santiago Bernabéu, mais cette idée n’a jamais vraiment convaincu Dana White, président de l’UFC. Ce dernier préfère les arènes, qui offrent une meilleure expérience aux spectateurs présents.
« Quand tu places un octogone au milieu du Bernabéu, les combattants paraissent aussi petits que des fourmis vu des gradins. Il faudra s’asseoir avec Dana, écouter ses arguments pour comprendre pourquoi il n’est pas chaud… Peut-être que ça finira par se faire ailleurs. Mais quant à moi, je pousserai pour le Bernabéu », a déclaré Topuria après son succès contre Holloway, et a réitéré après avoir mis KO Charles Oliveira : « J’aimerais vraiment que ce soit au Bernabéu. Ça arrivera en 2026. »
À l’origine sceptique quant à la tenue d’un événement dans un grand stade, Dana White commence à revoir sa position. « Notre objectif est d’aller en Espagne, nous travaillons là-dessus depuis longtemps. Bernabéu ou arena, on verra ce qui est disponible et on trouvera une solution », a-t-il confié récemment. Le Bernabéu prend donc l’avantage, d’autant que les deux principales salles de Madrid – le Palacio de los Deportes et le Madrid Arena – risquent d’être trop petites pour accueillir un événement UFC de cette envergure.
Points à retenir
- Ilia Topuria est devenu un double champion invaincu à l’UFC, un exploit qui marquera cette ère du MMA.
- En Espagne, les arts martiaux mixtes sont passés de sport confidentiel à phénomène populaire avec des audiences proches de celles du football.
- La venue de l’UFC en Espagne est complexe à organiser, notamment à cause des droits télé et du timing idéal pour les fans locaux.
- Le choix du lieu soulève de nombreux débats : le Bernabéu séduit pour son prestige, mais les arènes semblent plus adaptées pour offrir une expérience visuelle optimale.
- Dana White, figure incontournable de l’UFC, commence à être plus ouvert à l’idée du Bernabéu, ce qui pourrait faire de 2026 une date clé pour les fans espagnols.
En fin de compte, on dirait bien que la bataille entre grand stade royal et arène adaptée n’est pas qu’un combat pour le public mais un vrai duel stratégique. Il faudra suivre ça de près, car si le Bernabéu accueille l’UFC, nul doute que ce sera moins une question de sport et plus un spectacle à la hauteur d’un grand opéra de gladiateurs modernes. Et entre nous, voir les combattants depuis les gradins comme de petites fourmis, ça donne presque envie d’apporter une loupe géante au prochain match, non ?
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