Le conseiller de la Culture, du Tourisme et du Sport, Alberto Díaz Pico, a salué, lors de l’Open Castilla y León de tennis à Villa de El Espinar, un tournoi ancré au circuit ATP Challenger Tour depuis 1991. Selon lui, cette compétition constitue un véritable levier de rayonnement pour la Communauté, capable de faire d’un événement sportif une “pouvoir de dynamisation économique, de promotion touristique et de cohésion territoriale”.
Présent à la présentation de la quarantième édition, qui se tiendra du 20 au 26 juillet, Alberto Díaz Pico a rappelé que, par son histoire, le tournoi a accueilli des figures majeures du tennis : Rafael Nadal, Roger Federer, Juan Manuel del Potro ou encore Feliciano López. Il a aussi mentionné Rafael Jódar, participant l’an dernier. “C’est un rêve sportif qui a su rester vivant grâce à l’effort, la constance et l’amour du tennis de nombreuses personnes”, a-t-il souligné.
Le responsable a également mis en avant les chiffres du tournoi, qui rassemblent plus de 20 000 spectateurs et atteignent une audience télévisée de quatre millions de téléspectateurs. “Cette visibilité profite directement à El Espinar, au département de Ségovie et à l’Espagne, car en plus d’attirer des visiteurs, elle stimule l’activité des commerces et des établissements touristiques et projette notre image au-delà de nos frontières”, a-t-il ajouté.
Dans ce cadre, Díaz Pico a expliqué que, pendant la semaine de compétition, le tennis devient une “présentation remarquable” de la terre locale : organisation, patrimoine, environnement naturel et hospitalité. Il a aussi confirmé le “soutien ferme” de la Junte, via un financement représentant plus de 40 % du budget. Le tournoi se positionne ainsi comme la compétition recevant la subvention la plus élevée de l’exécutif régional. À noter : lors du Conseil de gouvernement du 7 mai, une subvention de 130 000 euros a été approuvée pour le Club de tennis Rio Moros 1975, chargée de l’organisation.
Alberto Díaz Pico a par ailleurs évoqué plusieurs distinctions reçues par l’Open Castilla y León, dont celle de “Meilleur Challenger du monde”. Il a insisté sur le lien étroit entre la compétition et la commune, et a rappelé que parler de l’Open Castilla y León, c’est évoquer “l’histoire récente du tennis en Castilla y León”. Parmi les fiertés du tournoi : repérer des talents au tout début de leur parcours et ouvrir des portes aux jeunes qui commencent.
Côté format, le tournoi distribuera plus de 97 000 dollars de primes et conserve sa catégorie ATP Challenger 75. Le tableau individuel comptera 32 joueurs, tandis que le double réunira 16 paires.
De son côté, Virginia Ruano, directrice du tournoi et ancienne joueuse professionnelle, a souligné l’ampleur de ces quarante années d’existence et l’inscription du tournoi comme partie de l’histoire du tennis national et international. Elle a également rappelé que l’Open s’est imposé comme une référence sur la scène internationale.
Virginia Ruano a aussi indiqué que des démarches sont en cours pour réactiver la catégorie féminine. Et selon elle, le cœur de ce “petit grand tournoi” réside dans sa capacité à devenir un tremplin pour les jeunes—le genre d’expression qui sonne bien, mais qui, ici, a de quoi s’appuyer sur la durée.
La directrice a confirmé l’organisation d’un tournoi de cadets chez les garçons comme chez les filles, ainsi qu’un tournoi de légendes, avec la présence d’anciens professionnels comme Sergi Bruguera, vainqueur à El Espinar et auteur de deux Roland-Garros (1993 et 1994), ainsi que le premier lauréat du tournoi, Pepo Clavet.
La présentation a également réuni Javier Ayuso, conseiller municipal en charge des Sports à El Espinar, qui a assuré que l’Open, désormais installé sur la carte du tennis national et international, fait partie de la “mémoire vivante” de la ville.
Il a aussi remercié la trace laissée par Pedro Muñoz, fondateur de la compétition, “avec une empreinte immense dans le tennis national et à El Espinar”, et a qualifié la continuité du tournoi d’“orgueil” pour la commune, rendu possible grâce au travail collectif.
Points à retenir
- Le tournoi fête sa 40e édition du 20 au 26 juillet, avec un format ATP Challenger 75.
- Plus de 20 000 spectateurs sont attendus, et la diffusion TV évoquée atteint 4 millions de téléspectateurs (quand le sport local devient… sport national).
- La Junte contribue à hauteur de plus de 40 % du budget, avec une aide de 130 000 euros actée pour l’organisation.
- Le tournoi ne se limite pas au circuit : cadets, et une édition “légendes” avec des noms comme Sergi Bruguera ou Pepo Clavet.
- Le projet de retour de la catégorie féminine est évoqué : une étape qui peut changer l’ambiance… et le public.
À mes yeux, ce qui ressort le plus, c’est la mécanique qui se répète depuis des décennies : une compétition qui sait rester attractive, accueillir des générations différentes et faire travailler l’économie locale sans perdre son ADN sportif. Je me dis que, si d’autres événements avaient la même constance que celui-ci, on aurait peut-être moins de “grands annonces” et plus de résultats concrets. Et justement, en tant que journaliste, je trouve important de défendre ce type d’initiative : un sport qui soutient une ville, pas seulement des performances.