Le deuxième lundi de Wimbledon, avec notamment les huitièmes de finale des tableaux en simple au programme, a aussi réservé une belle surprise grâce à la victoire d’Arthur Fery, 114e mondial, invité par l’organisation.
Grigor Dimitrov, demi-finaliste en 2014 et qui, lors de la campagne précédente, avait tenu Jannik Sinner en échec à un moment crucial, a laissé filer l’affaire alors qu’il menait deux sets à un, avec un break de plus dans le quatrième. De son côté, Fery, porté par tout le public de la Rod Laver Arena, a renversé la situation : 7-5, 3-6, 4-6, 6-4 et 7-6(7).
La colline baptisée Henman Hill a fait le plein de milliers de spectateurs venus sans billet. Sur place, une même attente les rassemblait : revoir un joueur local triompher… et franchement, ça ne s’est pas produit tous les jours depuis le temps d’Andy Murray, en 2016.
Fery contre Cobolli
Fery est le seul des dix-sept Britanniques encore en lice dans un tableau où figuraient aussi huit autres hommes et sept joueuses. Son affrontement avec Flavio Cobolli désignera l’un des deux demi-finalistes de Wimbledon 2026.
Points à retenir
- Le basculement du match s’est joué quand Dimitrov a lâché le quatrième set malgré une avance confortable.
- La mobilisation autour d’Henman Hill montre que Wimbledon peut aussi se vivre “en extérieur”, avec une ferveur bien à part.
- Fery porte une responsabilité inattendue : être le seul Britannique encore présent, dans une semaine qui peut vite tourner.
- Le duel contre Cobolli s’annonce décisif pour la suite, puisque tout se joue désormais au millimètre.
Au fond, ce qui me frappe avec Wimbledon, c’est moins la perfection que la capacité du tournoi à produire des bascules dramatiques au moment où on ne s’y attend pas. Et là, le tableau s’échauffe sérieusement : si Fery continue sur cette lancée, on pourrait bien assister à une forme de “retour du local” qui ferait plaisir aux tribunes… et réfléchir aux ambitions réelles du tennis britannique. En tant que journaliste, je me dis qu’il faut aussi regarder ce moment comme un signal : quand l’un des leurs tient bon, tout un pays se remet à croire — et c’est justement ce genre d’élan qu’on ne devrait pas balayer trop vite.