Le Pérou vient de se trouver un nouveau héros local. Ignacio Buse, âgé de 22 ans, vient de remporter son deuxième titre ATP. Le tout à Winston-Salem, en Caroline du Nord, après une victoire 6-3 et 6-2 face à l’une des révélations de la saison, le Britannique Arthur Fery.
Originaire de Lima, Buse compte désormais deux couronnes à son actif (Hambourg et Winston-Salem). Résultat : il devient le deuxième joueur péruvien le plus titré de l’histoire. Il ne devance qu’une seule légende, Jaime Yzaga, qui avait réussi à soulever huit trophées.
Et surtout, il démarre fort. Après ce succès, il a grimpé jusqu’à la 30e place du classement ATP, son meilleur positionnement à ce jour. En huit mois, il est passé du rôle de joueur qui doit “tenir le top 100” à celui de 30e raquette la plus convoitée de la planète. Bref : le tennis péruvien remet le nez dehors.
J’ai beaucoup travaillé pour arriver jusque-là, avec mon équipe.
Déjà à l’aise face aux “gros calibres”
À l’ATP 500 de Rio, alors qu’il n’avait que deux mois de carrière professionnelle derrière lui, Buse montrait déjà qu’il ne venait pas faire de la figuration. Il a notamment battu l’idole brésilienne Joao Fonseca dans un match haletant en trois manches sur la piste Guga Kuerten, hommage à la légende du tennis brésilien.
En quarts, il a remis ça avec une victoire contre Matteo Berrettini. Ce tournoi s’est ensuite achevé par une sortie en demi-finales, stoppé par un Alejandro Tabilo en pleine forme.
Puis, trois mois plus tard, Buse a décroché son premier titre à Hambourg. Sur la route de la finale, il a notamment éliminé Flavio Cobolli, Jakub Mensik, Ugo Humbert et Tommy Paul.
Avec une armée… et ça se voit
Quand un joueur devient l’idole d’un pays, il ne joue pas vraiment seul. À Winston-Salem, les supporters péruviens étaient nombreux en tribunes et l’ont porté jusqu’à ce deuxième trophée, dès sa première année sur le circuit. “C’est assez spécial : la ferveur péruvienne est incroyable”, a souligné Buse lors de la cérémonie.
Points à retenir
- Deux titres ATP en poche : Hambourg et Winston-Salem, ce qui commence à ressembler à un “plan de carrière” plutôt qu’à un coup de chance.
- Un bond au classement : jusqu’à la 30e place de l’ATP, son meilleur niveau actuel.
- Le rythme est déjà là : il enchaîne les victoires contre des joueurs capables de “faire mal” sur le circuit, sans attendre d’être installé.
- Le public compte : sa performance a été nourrie par une tribune péruvienne très présente — et oui, ça aide aussi dans les moments clés.
De mon point de vue, ce qui frappe chez Ignacio Buse, ce n’est pas seulement le nombre de titres, c’est la vitesse à laquelle il s’est mis au niveau quand l’exigence monte. Et maintenant que le Pérou retrouve une place au premier plan, la question devient simple : va-t-il confirmer sur la durée, ou cette saison va rester un très beau chapitre ? En tant que journaliste, je pense qu’il faut regarder ça de près — parce que quand un outsider devient une référence, ça ne devrait pas juste faire parler, ça devrait inspirer et pousser tout le circuit, et pas seulement quelques stades.