dim. Août 30th, 2026
Prédictions US Open : Carlos Alcaraz et Coco Gauff favoris ? Les gagnants et outsiders choisis par le panel tennis Sky Sports avant le Grand Chelem de New York

Le panel de tennis de Sky Sports a désigné ses favoris… et ses “outsiders” en vue de la dernière étape du Grand Chelem 2026 : l’US Open.

Parmi les voix consultées, on retrouve Tim Henman, Laura Robson, Ryan Harrison, Naomi Broady et Martina Navratilova, qui ont chacun tenté de répondre à la même question : qui va saisir l’occasion au meilleur moment ?

Les favoris de Tim Henman

Sascha Zverev : Il a franchi un cap depuis son premier Grand Chelem remporté à Roland-Garros. Selon Henman, son jeu est devenu plus agressif et plus “proactif”, notamment quand il prend la balle plus tôt depuis la fin de court. Le serveur serait en plus plus régulier, et la concurrence s’ouvrirait davantage avec l’absence de Jannik Sinner, tandis que Carlos Alcaraz revient après une longue parenthèse liée à une blessure.

Aryna Sabalenka : Le constat est nuancé : Henman estime qu’elle n’a pas toujours affiché une performance régulière, mais qu’aux Grands Chelems, et dans les grands rendez-vous, elle active un niveau supplémentaire. Il y a aussi, d’après lui, une intensité plus marquée dans la concentration. Bref : ce n’est pas forcément la forme du moment qui fait tout… mais ça aide quand même.

Les “dark horses” de Tim

Arthur Fils : Henman dit l’avoir “choisi” assez tôt, notamment quand le Français était déjà en quarts de finale à Cincinnati, avant qu’il ne remporte le tournoi. Il insiste toutefois sur le point sensible : les blessures. Pour prétendre au titre à l’US Open, il faudrait enchaîner potentiellement sept matches en cinq sets. La santé, donc, reste le véritable bonus à cocher.

Alex Eala : Pour Henman, c’est une joueuse qui impressionne par sa capacité à se dépasser et par l’évolution rapide de son jeu. Il souligne aussi l’énergie et l’état d’esprit, ce qui, chez un outsider, peut faire la différence quand le tableau se dérègle un peu. Il avoue en tout cas être plutôt content de son pari.

Les favoris de Ryan Harrison

Novak Djokovic : Harrison y voit une opportunité. Il reconnaît que Djokovic a connu quelques défaites et n’a pas impressionné à Cincinnati, mais rappelle que les performances de Djokovic en Grand Chelem ont un autre goût. Il met de côté l’idée de “faiblesse” sur la terre battue, puis insiste sur ses résultats sur dur : lors de son dernier tournoi majeur sur cette surface, il a atteint la finale à l’Australian Open, avec en prime un match très proche face à Carlos Alcaraz. Pour Harrison, Djokovic “va jusqu’au bout”.

Coco Gauff : Le raisonnement est plus court : il s’attend à ce qu’elle continue sur sa lancée. Quand elle est en rythme, c’est souvent là que tout se complique pour les autres.

Les “dark horses” de Ryan

Lerner Tien : Harrison met en avant une bonne dynamique, beaucoup de victoires, et surtout une gestion émotionnelle qui lui semble solide dans les matches en trois manches gagnantes (avec de quoi se faire mal au cerveau, on en conviendra). Il cite aussi des “gros résultats” dès l’Australian Open.

Sorana Cirstea : Harrison raconte une histoire presque “conte de fées”, mais en version tennis : selon lui, l’année est forte, la joueuse aurait indiqué qu’il s’agirait probablement de sa dernière saison, et venir aborder le dernier Grand Chelem de l’année avec cet arrière-plan donnerait du carburant à l’ensemble. Si le tirage se montre coopératif, ça peut faire des étincelles.

Les favoris de Naomi Broady

Arthur Fils : Broady le voit en forme, avec un potentiel qui aurait pu se transformer en titre majeur plus tôt, si les blessures ne l’avaient pas freiné. Elle juge sa progression suffisamment élevée pour croire à une trajectoire ambitieuse.

Iga Swiatek : Pour Naomi Broady, elle porte un jeu qui fait beaucoup de dégâts sur ces surfaces dures “vivantes”, grâce à l’effet et à la rotation. Elle estime aussi qu’on sent, ces dernières semaines, un retour d’éclat : la star power, quoi.

Les “dark horses” de Naomi

Ann Lee : Elle est montée au classement, arrive avec un statut de tête de série pour l’US Open, et s’est installée progressivement sur le circuit. Broady projette un cap supérieur, tout simplement parce qu’elle pense que le talent est là.

Thiago Tirante : Broady le décrit comme un joueur qu’elle aime beaucoup, notamment pour la puissance de frappe. Elle cite des vitesses de bras et de coups qui rendent les échanges particulièrement nerveux. Son pronostic : il devrait continuer à monter et se rapprocher du top 20.

Les favoris de Jonathan Overend

Arthur Fils : Overend le choisit en s’appuyant sur Cincinnati comme indication de forme. Il concède que le pari reste “sauvage”, notamment à cause du nombre de matches possibles en cinq sets et du retour après blessure. Mais l’argument est clair : avec les absences et les incertitudes autour des favoris, Fils reste dans le cadre de la discussion.

Coco Gauff : Overend se base sur la continuité : victoire à Cincinnati puis titre à l’US Open en 2023. Il pense que, cette fois encore, les ajustements techniques qu’on discute souvent à l’antenne devraient être moins visibles au moment où il faut, sans forcément disparaître comme par magie. Il avoue aussi trouver difficile l’idée que Gauff traîne toute sa carrière les mêmes défauts, sans que ça n’évolue.

Les “dark horses” de Overend

Frances Tiafoe : Il apprécie surtout la discipline et le professionnalisme gagnés au fil du temps. Pour lui, le travail hors du court aurait payé, et le fait de savoir “tenir la distance” pourrait en faire un nom à surveiller quand le tableau se met à s’ouvrir.

Iva Jovic : Overend la voit comme une jeune joueuse très prometteuse, future vainqueure de Grand Chelem. Il pense toutefois que l’US Open pourrait être un peu trop tôt… mais que le tirage peut toujours redistribuer les cartes. Donc : attention à la surprise.

Les pronostics de Laura Robson

Lauras favoris : Sascha Zverev et Jessica Pegula.

Ses “dark horses” : Arthur Fils et Madison Keys.

Le choix de Martina Navratilova

Ses favoris : Sascha Zverev et Iga Swiatek.

Ses “dark horses” : Jacob Mensik et Naomi Osaka.

Points à retenir

  • Beaucoup de pronostics tournent autour d’un même thème : la forme “du moment” compte, mais la capacité à passer au niveau supérieur en Grand Chelem fait souvent la différence.
  • Les blessures sont le vrai joker à surveiller : plusieurs joueurs ont été évoqués en pensant autant à leur jeu qu’à leur capacité à enchaîner sans accroc.
  • Les absences et le retour de certains favoris (ou leur état réel) changent immédiatement l’équation… et parfois, le “tableau” devient presque un co-équipier malgré lui.
  • Chez les outsiders, l’argument revient : l’intensité mentale, le bon timing, et une victoire qui peut en appeler une autre. Le tennis adore les séries, même quand on n’en a pas envie.

Au final, ce qui me frappe dans ces pronostics, c’est moins la liste des noms que la logique : trouver des joueurs capables de tenir la pression, puis attendre le moment où ça casse du côté des autres. Perso, en tant que journaliste, je trouve ça presque rafraîchissant : au lieu de promettre un scénario parfait, on reconnaît que l’US Open adore les rebondissements. Et si on veut vraiment suivre ce tournoi, le plus intéressant sera de voir lesquels de ces “peut-être” deviennent des “c’est bon, ils y sont”. C’est aussi une façon de rester honnête face au sport — et de ne pas confondre certitude et spectacle.


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