dim. Sep 20th, 2026
La folle aventure de Zverev se poursuit : le match qui secoue la Coupe Davis

Cette saison a tout d’un scénario de rêve pour Alexander Zverev. À 29 ans, il progresse vers les objectifs qu’il convoitait depuis plusieurs campagnes : ses titres du Grand Chelem à Roland-Garros et à l’US Open lui ouvrent concrètement la porte du numéro un mondial. Cerise sur le gâteau, il est aussi le joueur ayant accumulé le plus de points en 2026, et il visera en plus la Coupe Davis.

Dans un autre chapitre de la semaine, Sascha Zverev a signé sa neuvième victoire consécutive en clôturant la rencontre Allemagne–Croatie de Coupe Davis. L’Allemand a empoché le duel décisif 3-1 en venant à bout de Dino Prizmic sur le score de 6-2 et 6-4. La qualification pour la Finale à 8 de Bologne (du 24 au 29 novembre) est désormais actée.

La sélection allemande rejoint l’Italie (avec une question qui attend encore d’être tranchée autour de Jannik Sinner), ainsi que le Canada, la Tchéquie, l’Autriche, la Grande-Bretagne et la Corée du Sud. Il reste désormais une place à confirmer, et l’Espagne devra d’abord valider le 0-2 pris au Chili lors de la journée d’ouverture, ce dimanche.

À Bologne, les prétendants se sont alignés… et les stars aussi. Parmi elles, un Zverev cette fois épaulé par un double particulièrement rôdé : Kevin Krawietz et Tim Puetz. Ensemble, ils ont pris le dessus sur les spécialistes Nikola Metkic et Mate Pavic, sur des scores de 7-5 et 6-2. Une belle manière de tracer une route : quand le chemin s’ouvre, il ne reste plus qu’à marcher droit.

Résultat : la voie était dégagée pour le numéro 2 du moment, qui n’a pas laissé passer sa chance. Zverev dispose d’un palmarès solide en Coupe Davis : il s’est imposé dans 12 de ses 17 matchs en simple. Il a d’ailleurs encore été en lumière récemment à Halle, en intérieur et sur dur, preuve que la forme est au rendez-vous.

Pour Bologne, l’équation sera un peu plus délicate : Zverev devra compter sur le soutien des joueurs en simple, notamment Yannick Hanfmann, Jan-Lennard Struff ou Daniel Altmaier. De bons profils, oui — mais la Coupe Davis n’est pas toujours tendre, et tout le monde n’y performe pas de la même façon. En tout cas, Zverev a choisi la “locura” — ne pas vraiment souffler entre New York et le fait de mener l’Allemagne. Il a tenu son pari.

Points à retenir

  • Alexander Zverev est en bonne position pour le numéro un mondial, porté par ses titres majeurs et une récolte de points impressionnante en 2026.
  • Sascha Zverev a verrouillé l’Allemagne–Croatie grâce à une victoire déterminante en simple, permettant à l’équipe de filer vers la finale à Bologne.
  • Le double Krawietz–Puetz a joué un rôle clé : en Coupe Davis, quand le double prend l’ascendant, la suite devient beaucoup plus simple (et moins stressante, en théorie).
  • Pour la suite, l’Allemagne devra trouver la régularité en simple avec Hanfmann, Struff ou Altmaier, car la compétition a ses humeurs.
  • Zverev a enchaîné sans véritable temps de récupération entre deux séquences chargées : ce n’est pas “à conseiller”, mais visiblement ça fonctionne.

Au fond, ce qui me frappe, c’est la manière dont la Coupe Davis transforme les trajectoires : un joueur peut être au top sur le circuit… puis devoir aussi jouer le rôle du pilier quand ça compte vraiment. Et à mesure que les équipes se dessinent, je me dis qu’on va encore assister à des matchs où la stratégie du collectif pèsera autant que la technique. En tant que journaliste, je trouve ça important : la Coupe Davis mérite qu’on la regarde comme une compétition d’équipe, pas seulement comme une vitrine individuelle — parce que ce sont ces détails-là qui font naître les histoires dont on se souvient.


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