dim. Sep 20th, 2026
Le serpent multicolore a envahi les rues d’Orense au 40e Jour de la Bici

Les organisateurs de la Día da Bici espéraient 4 500 participants pour célébrer le 40e anniversaire de l’épreuve. Et, au final, le premier barème établi par la Police locale a fait tomber un chiffre qui a mis tout le monde de bonne humeur : un peloton d’environ 7 000 cyclistes. Résultat : dans la zone de direction de course, on souriait déjà… pendant que la fameuse « serpiente multicolor » quittait l’Alameda de Ourense pour un parcours long de 11 kilomètres.

Le ruban inaugural a été coupé avec ponctualité à 12 h 00, juste après le début de la formation des groupes emblématiques des participants, une heure plus tôt. L’esprit multidisciplinaire se lisait aussi dans les vélos eux-mêmes : difficile de trouver deux modèles identiques. Entre classiques restaurés et dernières machines dotées d’une assistance électrique, il y avait de quoi faire tourner des têtes.

« La tête de satisfaction que portent les enfants est un peu le moteur qui nous a fait avancer pendant ces 40 ans. »

Le départ a été suivi d’un vrai mouvement continu : pendant un quart d’heure, les inscriptions n’ont pas cessé d’affluer. La course a ensuite pris sa place dans la rue Progreso, après la remise des dossards à la Diputación.

Le dernier tour de piste

Pour dresser le bilan des quarante années du Día da Bici, Carlos Moure, de la Fondation ADO Moure Pro-Deporte, a mis en avant une tradition plus festive que compétitive. « Tu regardes, et tu vois les petits… Cette tête de satisfaction… et c’est un peu ce qui nous a porté pendant ces 40 ans, remplir les rues d’Ourense avec ces gens-là. »

Et même si le message a déjà été répété par le passé, Carlos Moure l’a redit : l’édition 2026 sera sa dernière. « Pour moi, c’est fini », a-t-il confié, avant de préciser qu’il imagine que la fondation continuera. Puis, comme pour sceller la déclaration, il s’est à nouveau installé en selle et a mené une partie du parcours avec ses sept petits-enfants.

« Je suis venu avec ma petite-fille. Je cours depuis la première édition, et maintenant, il est temps de laisser la place aux autres générations. »

Ce côté familial s’est aussi vu au passage du peloton : des plus jeunes n’ont fait qu’une portion du trajet sur des vélos sans pédales, accompagnés à pied par leurs parents. On a aussi vu des débutants utiliser des remorques ou dispositifs pour permettre aux adultes de rouler avec eux.

Premios y homenajes

À l’arrivée, l’ambiance a été saluée par les participants. « Toute l’épreuve a été excellente. » Une autre a raconté : « Je suis venu avec ma petite-fille… Je cours depuis la première, et maintenant il faut laisser la place aux autres générations. » Et un cycliste d’ajouter, sourire en coin : « Ça passe tellement vite… on n’a pas le temps de faire autre chose. »

Dans la foulée, l’Alameda s’est une nouvelle fois remplie pour la remise des prix. Certains sont repartis avec deux vélos, d’autres avec deux casques, gagnés au tirage au sort.

Points à retenir

  • Le public attendu (4 500) a rapidement été dépassé : on a tourné autour de 7 000 cyclistes, et la ville n’a pas fait semblant de s’en étonner.
  • Le Día da Bici se distingue moins par la performance que par sa culture du partage : des vélos très différents, et des parcours pensés pour plusieurs âges.
  • Le départ a été marqué par une arrivée continue des participants, preuve que l’événement « prend » avant même le coup de starter.
  • La déclaration de Carlos Moure place 2026 sous le signe du passage de relais… même si, entre deux tours, on a l’impression que personne n’a envie de lâcher le rythme.
  • Les remorques et dispositifs d’accompagnement rappellent une chose simple : ici, on cherche surtout à rouler ensemble.

À mes yeux, le plus marquant n’est pas seulement le nombre de participants, mais la façon dont l’événement tient debout grâce à un mélange de fête, de générationnel et d’accès facile au vélo. Et si tout ça continue de vivre après 2026, c’est probablement parce que l’idée n’a jamais été de « gagner»… mais de partager la rue. En tant que journaliste, je trouve important de défendre ce genre de moments qui font du sport un lien social concret, pas un concours permanent.


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