Djokovic accroché par Auger-Aliassime : la fin du 4e set se joue au millimètre
Djokovic et Auger-Aliassime : un match qui ne veut pas se terminer gentiment
Novak Djokovic a dû souffler de soulagement : sur un geste en course d’Auger-Aliassime, la volée accroche le haut du filet avant de retomber là où il faut.
Derrière, Djokovic repart en service-volée et met le pied sur l’accélérateur, mais le Canadien est bien là pour conclure le point.
Bref, un jeu difficile à négocier… et un service qui clôt enfin le moment.
Le quatrième set, entre coups d’éclat et mini-drames
Felix Auger-Aliassime a aussi tenté de reprendre le contrôle : un passing de revers bien placé file droit, suivi d’un gros premier service.
Djokovic répond, mais son retour de coup droit part dans le filet. Avec ce point, il lui faut désormais servir pour garder le set en mains.
On sent que la trajectoire du match aurait pu être différente : plus tôt, il avait perdu un jeu “facile” et laissé filer l’avantage.
Au bord de l’abandon (puis de la relance)
Dans la séquence précédente, Djokovic a vu Auger-Aliassime offrir un retour de revers qui dérive… et qui finit pourtant par punir le manque de précision.
Djokovic tente ensuite un coup droit un peu trop large, mais Auger-Aliassime ne parvient pas à transformer cette ouverture en avantage net.
Les erreurs s’accumulent, et on se rapproche du moment où chaque point “compte double”, sans qu’on ait besoin de le crier.
Le match s’étire : Djokovic a déjà vécu un peu de tout
Le duel a déjà dépassé les trois heures et demi, et il n’a pas l’air pressé de basculer vers la suite.
Djokovic a tenu malgré des moments où tout semblait partir un peu de travers.
À ce stade de Wimbledon, ce n’est pas seulement la technique qui parle : c’est aussi la capacité à rester lucide quand la balle refuse d’obéir.
Le momentum change… puis revient
À 2-1 dans le quatrième, Djokovic tente un lob qui frôle le plafond, mais Auger-Aliassime se replace et met fin à la petite vague de jeux gagnés côté Djokovic.
La question devient alors simple : le Canadien va-t-il réussir à rallumer le match, ou bien Djokovic va-t-il reprendre son rythme ?
Plus tôt, Auger-Aliassime a semblé chercher une réponse à sa propre nervosité : au changement de côté, il a tapé le sac de tennis avec sa raquette.
Sur le court, lui d’habitude plutôt calme laisse parfois passer la pression — et Djokovic, lui, semble accélérer vers les demi-finales.
Les points s’enchaînent du côté serbe : “winner, winner, winner”, comme si le match cherchait seulement à confirmer une évidence… jusqu’au moment où ça se complique.
Points à retenir
- Auger-Aliassime montre des éclats décisifs au bon moment, notamment quand Djokovic tente de prendre l’ascendant avec le jeu à l’initiative.
- Djokovic a déjà connu des séquences où un détail (un retour, un filet, une balle un peu trop longue) change tout le scénario.
- Le quatrième set illustre à quel point la dynamique peut basculer : un jeu gagné, et aussitôt une autre opportunité revient en face.
- À mesure que le match s’allonge, ce n’est plus seulement “qui est le meilleur”, mais “qui commet le moins d’erreurs au moment où il ne faut pas”. (Et oui, c’est moins glamour que ça en a l’air.)
De mon point de vue de journaliste, ce match ressemble à ce qu’on voit rarement : une rencontre où chaque camp tente d’imposer son langage, sans jamais laisser l’autre respirer.
Et quand Djokovic paraît contrôler, Auger-Aliassime rappelle que la compétition n’attend pas le script.
Alors, j’espère (et je le dis sans détour) que le tennis restera un sport de tension et de remise en question, pas seulement une mécanique de résultats : sur ces terrains-là, la passion mérite mieux que l’habitude.