Il est bien connu que la ville de Salamanque exerce un véritable charme sur ses visiteurs, comme l’a reconnu Cervantes dans son œuvre. Rafa Nadal ne fait pas exception à cette règle. Lors de son passage dans la ville, où il a reçu le titre de docteur honoris causa, il a exprimé son émerveillement non seulement pour la beauté des lieux, mais surtout pour l’Université de Salamanque.
Cette admiration s’applique notamment à l’architecture des Escuelas Mayores, où le grand sportif a tenu à prendre un moment pour apprécier une majestueuse séquoia rouge, plantée il y a plus d’un siècle et demi. Ce géant est un symbole vivant de la connexion de l’université à la nature, attirant ainsi l’attention des nombreux visiteurs qui arpentent le cloître.
Ce séquoia, qui fait partie des plus vieux arbres de l’Université de Salamanque, appartient à une espèce originaire de la côte ouest des États-Unis, connue sous le nom de Sequoiadendron sempervirens, qui peut vivre pendant plus de 3 000 ans et atteindre 100 mètres de hauteur. Celui de l’Université, bien qu’il ne soit pas si vieux, a 155 ans et mesure 32 mètres de hauteur.

Cette séquoia a été donnée à l’Université en 1870 par Federico de Onís, un juriste et parent du bibliothécaire de l’Institut. Elle provient d’une plantation à Cantalapiedra, et représente l’engagement de l’université envers l’environnement.
En 2020, à l’occasion de son 150e anniversaire, l’Université a reconnu l’importance de cet arbre en le nommant « Doyen » lors d’un événement symbolique. Malgré les défis climatiques et les attaques d’insectes, le séquoia a su résister grâce à des soins attentifs.
La continuité d’une espèce
Avec 155 ans derrière elle, la séquoia rouge de l’Université a engendré neuf descendants dispersés dans la ville. Le premier a été planté dans la plaza de Anaya en 1976, et deux autres se dressent dans le parc de La Alamedilla. Trois descendants se trouvent dans le parc des Jésuites, tandis que d’autres sont plantés sur le campus Unamuno.
Bien que le séquoia de l’Université se porte bien aujourd’hui, il a subi des moments critiques, notamment en 1985 et 2016, où des mesures spécifiques ont été mises en place pour préserver cet arbre emblématique.
Points à retenir
- La séquoia rouge, témoignage vivant de l’histoire de l’Université, attire chaque année des curieux surpris par sa stature.
- En dépit de son âge respectable, elle doit faire face à des menaces modernes comme les insectes et le changement climatique.
- Le fait qu’elle ait « engendré » plusieurs descendants souligne l’attachement de la ville à la préservation de ses espaces verts.
- Des soins constants ont permis à cet arbre de résister à des tempêtes inattendues, une belle métaphore de la résilience humaine.
J’avoue que cette séquoia me fascine. Elle est bien plus qu’un simple arbre ; elle incarne une partie de notre histoire et de notre communauté. Réfléchissons ensemble : qu’est-ce que cela signifie pour nous, aujourd’hui, de préserver ces symboles vivants dans un monde en constante évolution ? Je crois fermement que notre engagement envers la nature doit être l’un des piliers de notre façon de vivre en société.