Rick Macci, célèbre entraîneur de tennis qui a notamment dirigé les sœurs Williams, s’est exprimé sur X au sujet d’une éventuelle union professionnelle entre Juan Carlos Ferrero et Jannik Sinner. Le sujet n’est pas anodin : selon lui, cela pourrait aussi avoir un effet direct sur la trajectoire de Carlos Alcaraz, après l’annonce par Ferrero de son retour sur le circuit ATP.
« Si Ferrero finit par entraîner ou aider Sinner, mon avis est exactement l’inverse. Ça aiderait Alcaraz s’ils viennent à s’affronter. Maintenant, il est dans une phase mentalement encore plus profonde, si c’est possible… et il peut les battre tous les deux », a expliqué le coach américain.
Il y a quelques jours, Juan Carlos Ferrero a confirmé, au micro de Movistar Plus+, son intention de revenir sur le circuit ATP en tant qu’entraîneur. Presque un an après s’être tenu à l’écart des projecteurs, et après son départ de l’équipe de Carlos Alcaraz, l’Espagnol a précisé qu’il ferait son retour pour la saison prochaine — sans toutefois dévoiler quel joueur il encadrera.
« Cette année, je suis serein. Je suis avec la famille, je me consacre aux enfants qui jouent au football au lieu du tennis. Un peu de calme et on prépare la suite. Je ne peux pas encore le révéler : je pense que je reviens sur le circuit, mais je ne peux pas dire avec qui », a déclaré Ferrero.
L’ancien numéro 1 a aussi été l’occasion, via Rick Macci, de rappeler un point de vue plus global sur le métier : « L’adversité rend la grandeur plus forte. La grandeur trouve un autre niveau. Et les entraîneurs de haut niveau qui voyagent reçoivent parfois trop de crédit… et trop de reproches. Tout le monde peut aider tout le monde. Et avoir une paire d’yeux différente, parfois, c’est utile… à condition qu’ils ne soient pas “louche” », a ironisé le technicien.
En conclusion, Rick Macci a insisté sur un principe qu’il juge constant : « Quand Carlos est en pleine forme, peu importe ce que sait faire l’adversaire, il n’a pas de rival. »
Points à retenir
- Rick Macci estime que l’association Ferrero–Sinner pourrait, paradoxalement, profiter à Alcaraz dans les confrontations.
- Ferrero prépare son retour après une période plus calme, mais le nom de son futur joueur n’est pas encore connu, ce qui entretient la spéculation.
- Sur le rôle des coachs, le message est nuancé : on leur attribue beaucoup, mais le tennis reste un sport où l’impact n’est jamais entièrement “délocalisé”.
- La “formule” qui revient : quand Alcaraz est à son meilleur niveau, le reste des tactiques pèse moins.
Au fond, ce qui m’intéresse dans cette histoire, ce n’est pas seulement “qui entraîne qui”, mais la façon dont les trajectoires mentales et les dynamiques de préparation se croisent. Si Ferrero change de camp sans “casser” le climat autour de son futur rôle, Alcaraz peut y trouver un carburant supplémentaire. Et, en tant que journaliste, je trouve utile de rappeler ça aussi : au tennis comme ailleurs, le récit autour des entraîneurs ne doit pas effacer les athlètes — et surtout, il faut éviter de transformer chaque retour en promesse magique. À méditer avant le prochain tour de piste.