ven. Sep 18th, 2026
La Bulgarie lance parfaitement sa campagne au Danemark : Dimitrov décroche le premier match gagnant en Coupe Davis depuis 11 ans

La Bulgarie a parfaitement lancé son duel contre le Danemark en s’imposant dès la première rencontre : Grigor Dimitrov, de retour en Coupe Davis après onze ans d’absence, est revenu d’un set de retard pour battre Elmer Moller en trois manches (6-7, 6-3, 6-4) et offrir aux Bulgares un avantage 1-0.

Après le premier match de la rencontre de Coupe Davis entre la Bulgarie et le Danemark, les Danois accusent donc un retard de 0-1 à Hillerød. Dans l’affrontement initial, Elmer Moller a d’abord fait mieux que résister : il a enlevé le premier set, avant de s’incliner au final face à Grigor Dimitrov (7-6, 3-6, 4-6).

Si l’attention s’est aussi portée sur l’événement, c’est notamment parce que Holger Rune effectue son retour après une interruption de onze mois liée à une blessure. Mais ce sont bien Moller et Dimitrov qui ont ouvert les débats — et le premier à se montrer sur le court, c’était le Danois.

Agé de 35 ans, Grigor Dimitrov a déjà atteint le meilleur classement de sa carrière, avec une troisième place mondiale. Ces dernières années, sa trajectoire a été plus heurtée, notamment par les blessures. Aujourd’hui, il pointe au 128e rang mondial.

Le début du match a pourtant été délicat pour le Bulgares. D’entrée, il a concédé deux doubles fautes sur son premier service, et Moller — classé 174e — a pris l’ascendant. Les échanges se sont souvent terminés soit par des coups gagnants côté danois, soit par des erreurs non provoquées du côté de la raquette bulgare.

La dynamique a basculé au moment où Moller a réussi à breaker pour mener 3-1. Dimitrov a alors changé de rythme et a immédiatement repris un break pour rétablir l’égalité. Le set s’est ensuite resserré, au point d’offrir au public des séquences qui mettaient en avant les particularités de chaque revers… y compris ceux joués à une main.

À l’approche d’un tie-break, Moller a trouvé son meilleur tempo, tandis que Dimitrov montait légèrement en puissance par à-coups. Au bout du compte, le Danois a remporté le tie-break 7-2 et a pris l’avantage dans la rencontre.

Dans le deuxième set, l’entame a été plus équilibrée avant que Dimitrov ne prenne le contrôle en breakant pour mener 4-2. Jouant sa première Coupe Davis depuis 2015, le Bulgares a ensuite géré l’essentiel pour conclure 6-3, en faisant la différence sur une fin de manche maîtrisée.

Le troisième set a mieux souri à Moller au départ. Mais le scénario a de nouveau basculé : Dimitrov a servi avec une certaine autorité et a concédé très peu sur ses propres jeux de service. Le Danois a même sauvé une balle de break à 1-1 grâce à un ace, avant de se retrouver à nouveau en difficulté au moment du 4-4. Moller a eu de réelles opportunités pour passer devant et prendre l’avantage 5-4 — sans les saisir. Sur une balle décisive, Dimitrov a profité d’une faute involontaire : le revers de Moller a fini dans le filet.

Il ne restait plus qu’à Dimitrov de servir pour conclure. Mission accomplie : la Bulgarie mène désormais 1-0. Holger Rune affrontera Iliyan Radulov lors du deuxième match, prévu vendredi soir.

Points à retenir

  • Dimitrov n’a pas démarré en trombe : il a dû composer avec un début de match compliqué avant de remonter la pente.
  • Moller a tenu la cadence et a su faire la différence dans les moments charnières, notamment au tie-break.
  • La clé du match s’est jouée sur le timing : quand Dimitrov a accéléré, Moller a eu moins de marge.
  • La Coupe Davis, c’est aussi ça : même avec un retour très attendu sur une autre affiche, le premier pas sur le court reste déterminant… et parfois plus que tout le reste.

Au fond, ce match raconte une histoire simple : le tennis peut changer en quelques jeux, et la Coupe Davis oblige à accepter que le scénario n’attend personne. De mon point de vue de journaliste, ce genre de victoire “dans la douleur” donne du relief à la compétition — et c’est justement ce qui mérite qu’on s’y attarde, plutôt que de réduire le sport à une seule star ou à un seul retour. À nous de garder les yeux ouverts, et de ne pas laisser les détails passer : c’est là que se joue la vérité d’une équipe.


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