Le tennisman allemand Alexander Zverev, récent vainqueur de Roland-Garros, a confirmé vendredi 10 juillet 2026 sa belle dynamique en décrochant une place en finale de Wimbledon, pour la première fois de sa carrière. Il a disposé du Britannique Arthur Féry en deux heures et quart, sur le score de 7-6 (0), 6-2, 6-4. Le tenant de la “wild card”, entré dans le tableau grâce à une invitation, avait pourtant réussi à créer la surprise et à embarquer les supporters.
Après sa victoire, Zverev s’est montré particulièrement marqué par l’ambiance : “Je sais que 99,9% du stade voulait qu’Arthur gagne, mais l’atmosphère a été tout simplement incroyable.” Le finaliste a aussi rappelé l’attachement particulier qu’il entretient avec ce Grand Chelem : “Ce tournoi est celui qui m’a le plus résisté et, d’un coup, je me retrouve en finale de Wimbledon. Je suis incroyablement heureux.” À ce stade de la compétition, il n’a concédé que deux sets.
En finale, Zverev croisera le n°1 mondial, l’Italien Jannik Sinner, dernier vainqueur de Wimbledon. Sinner s’est imposé face au Serbe Novak Djokovic en 6-4, 6-4, 6-4. Et si Zverev remporte le match de dimanche, il deviendrait le 14e joueur de l’histoire capable de gagner Roland-Garros et Wimbledon la même saison.
Confiance… et un peu de taquinerie
Sur son futur adversaire, dont il ne connaissait pas encore le visage à l’issue de son match, Zverev a d’abord lâché une boutade : “J’espère jouer contre un junior, ce serait génial.” Puis il a repris plus sérieusement : “Qu’il s’agisse du champion en titre ou de quelqu’un comme Novak Djokovic, qui a gagné ici 48 fois, ça ne sera pas simple, peu importe le nom.” Son message est resté clair : “Je dois avoir confiance en moi et croire que je peux gagner. C’est ce que je vais faire.”
Âgé de 29 ans, Zverev devient aussi le 5e joueur allemand à atteindre la finale du simple messieurs à Wimbledon, après Boris Becker (7 finales ici, entre 1985-86, 1988-91 et 1995), Gottfried Von Cramm (3 finales, 1935-37), Wilhelm Bungert (1967) et Michael Stich (1991).
De son côté, Arthur Féry aura marqué Wimbledon de son empreinte. Son parcours l’a fait bondir, depuis sa position actuelle (114e) au classement masculin jusqu’aux demi-finales. Le Britannique, 23 ans, né aux alentours de Paris avant de grandir à Londres, rejoint un groupe très sélect : il devient le 4e joueur masculin, après Jimmy Connors (US Open 1991), Henri Leconte (Roland-Garros 1992) et Goran Ivanisevic (Wimbledon 2001), à atteindre les demi-finales d’un Grand Chelem après avoir reçu une invitation.
Points à retenir
- Zverev vise une finale “de rêve” à Wimbledon après un Roland-Garros déjà dans la poche : le calendrier, lui, n’a pas dit merci, mais il l’a aidé.
- Malgré le scénario parfois compliqué, le tapeur allemand n’a concédé que deux sets sur l’ensemble du tournoi jusqu’à présent.
- Son adversaire potentiel a changé, mais le discours reste le même : confiance, et zéro “plan dans la tête” basé sur le nom du joueur.
- Arthur Féry, invité à la base, a transformé la wild card en histoire de surprise. Wimbledon adore les récits… et parfois les fanfaronnades aussi.
Et maintenant, je vois surtout une chose : si Zverev veut écrire sa saison en grand, il devra être à la fois solide et lucide face à Sinner. De mon point de vue, ce genre de finale ne se joue pas seulement sur les coups, mais sur la façon de gérer l’intensité—celle qui arrive quand tout le monde regarde. Alors oui, je vais suivre ça de près, parce que le sport, quand il donne de la place aux trajectoires inattendues, mérite qu’on le défende avec passion.