mar. Juil 21st, 2026

Sugar Ray Leonard, icône de la boxe des années 1970 et 1980, a un jour révélé selon lui qui mérite la palme du plus grand boxeur de tous les temps.

Après avoir décroché une médaille d’or aux Jeux Olympiques de 1976 à Montréal dans la catégorie poids légers, Leonard a fait une entrée fracassante dans le monde professionnel en 1977.

Rapidement, il s’est imposé comme un challenger sérieux, décrochant en 1979 le titre mondial WBC des poids welters en stoppant en 15e et ultime round l’emblématique Wilfred Benitez lors d’un combat à Las Vegas.

Une année plus tard, Leonard subit sa première défaite face à Roberto Durán, mais prit sa revanche cinq mois plus tard à La Nouvelle-Orléans : ce combat, surnommé « No Mas », vit le Panaméen jeter l’éponge au 8e round.

Il formait avec Durán, Thomas Hearns et Marvelous Marvin Hagler le célèbre quatuor surnommé les “Four Kings”. Seul Leonard a réussi à battre chacun de ces trois adversaires, ce qui lui confère le statut de légende. Pourtant, lui-même reste humble sur la question du plus grand boxeur.

Dans un entretien avec ESPN, à 69 ans, il a justement affirmé que le véritable plus grand reste selon lui Sugar Ray Robinson, le boxeur dont il porte le prénom et le surnom :

« On a souvent voulu comparer Sugar Ray Leonard à Sugar Ray Robinson. Croyez-moi, il n’y a pas photo. Sugar Ray Robinson était le plus grand. »

Effectivement, Robinson est unanimement reconnu par les spécialistes et les passionnés comme une légende absolue. Sa carrière professionnelle, longue de 25 ans, est jalonnée de succès remarquables.

Champion du monde des poids welters de 1946 à 1951, il monta ensuite en catégorie poids moyens où il remporta à cinq reprises le titre mondial entre 160 lb (environ 72,5 kg) sur une période de neuf ans.

Points à retenir

  • Sugar Ray Leonard a été une star montante rapide, de l’or olympique à champion du monde professionnel en deux ans.
  • Son fameux combat « No Mas » contre Roberto Durán reste un moment emblématique de la boxe, symbole de revanche et d’endurance mentale.
  • Le quatuor des “Four Kings” demeure une référence pour les amateurs du sport, chaque rivalité ayant marqué l’histoire.
  • Malgré son propre palmarès impressionnant, Leonard préfère rendre hommage à Sugar Ray Robinson, preuve d’une belle modestie.
  • Sugar Ray Robinson, pourtant moins médiatisé aujourd’hui, a dominé deux catégories sur près de trois décennies — de quoi faire pâlir bien des champions modernes.

En somme, voilà qui nous rappelle que la grandeur ne se mesure pas toujours à l’aura médiatique du moment, mais à la longévité et la constance sur le ring. Personnellement, je me dis qu’à force de chercher LE plus grand, on finirait presque par oublier que la boxe, c’est avant tout l’art de mettre des coups… et d’en prendre avec panache. Après tout, au fond, peu importe qui trône au sommet : tant que le spectacle est là, on applaudit — et on attend le prochain round avec impatience !


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