Après avoir remporté toutes les épreuves de cyclo-cross auxquelles il a participé cette saison, Mathieu van der Poel semble en quête de nouveaux défis. Alors qu’il se bat pour décrocher un record en remportant son huitième titre de champion du monde de cyclo-cross début février, le coureur de l’équipe Alpecin-Premier Tech envisage également de relever un nouveau challenge sur la route.
Dans une interview accordée à Wielerflits après sa victoire éclatante lors de la manche de la Coupe du Monde à Benidorm, Van der Poel a évoqué la possibilité de faire ses débuts à l’Omloop Het Nieuwsblad le 28 février.
Bien qu’il n’ait jamais participé à ce week-end d’ouverture, son palmarès impressionnant dans d’autres classiques pavées, comprenant trois Tours des Flandres et trois Paris-Roubaix, fait de lui un sérieux prétendant. Son engagement l’amènerait à affronter certains de ses principaux rivaux, dont Wout van Aert (Visma-Lease a Bike). Ce dernier a déjà confirmé sa présence pour ce week-end d’ouverture, aux côtés d’autres coureurs notables comme Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) et Arnaud De Lie (Lotto-Intermarché).
Le programme printanier de Van der Poel n’a pas encore été révélé. Pour l’instant, il a été annoncé qu’il courra les deux dernières manches de la série de la Coupe du Monde de cyclo-cross les 24 et 25 janvier avant de participer aux championnats du monde à Hulst le 1er février.
Lors de sa dernière victoire à Benidorm, Van der Poel a reconnu que la présence de son coéquipier Tibor Del Grosso avait été déterminante au début de la course. Alors qu’il s’échappait dès qu’un petit écart se créait après la première lap, la chute de Toon Aerts (Lotto-Intermarché) a temporairement ralenti le peloton derrière lui.
« Avec Tibor derrière moi, j’ai pris la zone de finition. Il avait bien débuté la course, mais un gap s’est ouvert entre nous. J’ai continué et je suis parvenu à creuser l’écart. C’était une décision immédiate », a-t-il commenté après la course.
À moins d’incidents ou de problèmes mécaniques, sa dixième victoire semblait inévitable dès le moment où il s’est retrouvé en tête. Bien que le parcours ait subi quelques modifications, y compris l’ajout d’un passage sablonneux, les conditions demeuraient difficiles avec des flaques d’eau et beaucoup de boue. Les températures, quant à elles, commençaient à grimper rapidement, ce qui a déplu à certains coureurs.
« Il y avait quelques nouveautés sur le tracé, mais sachez que cela n’a pas vraiment influencé la course. Les pluies de samedi avaient créé des zones humides sur le parcours. Le passage de sable n’a pas été un endroit où se démarquer », a-t-il ajouté.
Interrogé sur un éventuel changement de vélo lors du dernier tour, afin de réaliser un wheeling avec une machine propre, Van der Poel a esquivé la question. Il a plutôt plaisanté en disant que ce changement aurait permis à ses mécaniciens de nettoyer le vélo utilisé depuis le début d’une course parfois très boueuse.
Pour l’heure, Van der Poel continuera de s’entraîner aux alentours d’Alicante avant de prendre la direction des Pays-Bas pour les dernières manches de la Coupe du Monde et les championnats du monde la semaine prochaine. « Je suis content d’avoir finalement commencé à Benidorm », a-t-il déclaré, se réjouissant de sa décision de dernière minute de participer.
« J’espère que le temps sera meilleur demain car ils prévoient de la pluie. J’ai encore quelques séances d’entraînement de prévues. »
Points à retenir
- Van der Poel envisage de débuter sa saison sur route à l’Omloop Het Nieuwsblad.
- Un palmarès impressionnant le place parmi les favoris des classiques pavées.
- L’épreuve a révélé l’importance du travail d’équipe, grâce à Del Grosso.
- Les conditions de course, alternant boue et chaleur, sont un défi constant.
- Sa décision de dernière minute s’est avérée payante, une habitude pour le champion.
En fin de compte, il est fascinant de voir comment un athlète de la trempe de Van der Poel navigue entre l’adversité et la compétition. Sa quête d’excellence semble sans fin, mais cela soulève une question : la pression des attentes peut-elle influencer ses performances à l’avenir ? En tant que journaliste engagé, je suis curieux de voir comment sa carrière continuera à évoluer, surtout avec un tel talent en constante recherche de nouvelles victoires.