Jonas Vingegaard donne des nouvelles après sa chute
Jonas Vingegaard s’est exprimé publiquement pour la première fois depuis sa violente chute lors du Tour de France, qui l’avait contraint à abandonner. Le coureur danois a profité de la communication pour faire le point, sans dramatiser, mais sans non plus jouer les super-héros.
« Ça va mieux. Ça ne fait plus vraiment aussi mal. Je peux utiliser le bras maintenant. Ce n’est pas encore comme avant, mais ça va revenir », a-t-il déclaré, selon la chaîne de télévision danoise TV2.
De retour près de chez lui, Vingegaard était présent en tant qu’invité d’honneur au départ de la deuxième étape du Tour du Danemark, à Glyngøre. L’accueil a été à la hauteur de son statut : une foule nombreuse, et beaucoup d’émotion pour celui qui a déjà dû encaisser bien des coups durs.
Rappelons que sur le Tour de France, Vingegaard a chuté lors de la 15e étape et s’est fracturé la clavicule droite. Il est rentré rapidement au pays, a subi une opération, et poursuit depuis une reprise progressive—sans encore s’entraîner de façon pleinement compétitive sur le vélo.
Vingegaard calme les rumeurs de retraite
Interrogé sur la suite de sa saison, le Danois n’a pas fermé la porte, mais n’a pas non plus fixé de calendrier clair. « Est-ce que je vais disputer d’autres courses cette saison ? Ce n’est pas décidé. Ça dépend aussi de ma récupération », a-t-il expliqué.
Malgré les blessures, Vingegaard affiche une intention de continuer dans le sport professionnel. Et face aux rumeurs selon lesquelles il pourrait arrêter après la fin de son contrat en 2028, il a été net : « Je n’ai pas décidé quand je prendrai ma retraite. Le temps dira. »
« Si à la fin de 2028, j’ai l’impression que je ne veux plus le faire, alors j’arrête. Mais il se peut aussi que je continue. Je ne le sais pas encore », a-t-il ajouté.
Une envie intacte : « Il reste encore des courses à gagner »
À 29 ans, Vingegaard a déjà inscrit son nom dans une zone très particulière du cyclisme mondial, notamment grâce à sa victoire au Giro d’Italia. Il fait désormais partie d’un cercle restreint : il est le seul coureur à avoir remporté le Giro, la Vuelta et le Tour de France.
Et pourtant, il ne semble pas rassasié pour autant. « Il y a encore beaucoup de courses que je n’ai pas gagnées, et ça me motive aussi », a-t-il confié.
Dans le même mouvement, il reste étonnamment lucide sur sa propre histoire. « J’ai encore du mal à comprendre et à me voir dans cette catégorie, dans un registre qui devient presque historique. Mais je suis toujours juste Jonas », a-t-il conclu.
Points à retenir
- La douleur a nettement diminué : le bras peut être utilisé, même si ce n’est pas encore « comme avant ».
- La reprise complète à vélo n’est pas pour tout de suite, le timing dépendant d’une guérison qui suit son cours.
- Vingegaard évite de s’engager sur une participation future : « on verra » est devenu sa formule la plus honnête.
- Les rumeurs autour d’une retraite après 2028 sont écartées, mais sans calendrier définitif (ce qui est, avouons-le, plutôt logique).
- Malgré des exploits déjà remarquables, il insiste sur un point simple : il reste des objectifs sportifs à atteindre.
Au fond, ce que je retiens, c’est une forme de pragmatisme assumé : Vingegaard ne vend pas une guérison instantanée, il parle d’étapes. Et moi, en journaliste, je trouve que c’est précisément ce genre de mise au point qui remet le sport à sa juste place—avec la réalité du corps, le doute normal, et l’ambition qui revient quand on peut. Une blessure ne devrait pas seulement interrompre une saison : elle devrait aussi rappeler que la santé n’est pas un détail. Et ça, ça doit rester au centre du débat.