À Montréal, le même scénario : après le chrono, Benjamin Noval s’impose aussi sur la course en ligne
Qui sait si une nouvelle étoile est née aujourd’hui à Montréal, mais les indices ne manquent pas. Le jeune Espagnol de 17 ans, Benjamin Noval, avait déjà remporté le contre-la-montre juniors. Cette fois, il a doublé la mise en s’imposant avec une marge nette, grâce à une échappée en solitaire d’environ 30 kilomètres, sur la course en ligne.
Cette performance rappelle celle de 8 ans plus tôt à Innsbruck : à l’époque, Remco Evenepoel avait réussi le même type de doublé, toujours dans la catégorie juniors. Derrière Noval, le Français Defrance et le Suédois Wandel complètent le podium.
Côté Italiens, rien n’est passé totalement à côté. Brandon Fedrizzi termine 7e et Patrik Pezzo Rosola 10e, à 2’26”. Tous deux étaient dans le rythme de la course, mais ils ont progressivement lâché prise dans le dernier tour.
Chladonova domine chez les U23
La victoire revient à la Slovaque Viktoria Chladonova, qui s’impose au sprint devant la Canadienne Holmgren. La Belge Moors décroche la médaille de bronze, à 33 secondes.
Du côté des Italiennes guidées par le sélectionneur Marco Velo : Ciabocco termine 14e (elle était 4e l’an dernier), à 2’05”, Segato prend la 28e place à 7’45”, et Silo la 37e à 10’58”.
Points à retenir
- Une échappée solitaire d’environ 30 km, ce n’est pas juste “bien placé”, c’est plutôt le scénario où le scénario décide tout.
- Noval confirme sa forme : après le chrono, il a aussi tenu sur la distance en ligne — la constance, ça compte (beaucoup).
- Les Italiens ont existé dans la course, mais le dernier tour a fait son tri : dans ce genre d’épreuve, ça pardonne rarement.
- Chez les U23, le sprint a tranché : Holmgren a dû courir après la vague, Moors a récupéré l’essentiel.
- Côté azzurre, les écarts sont conséquents, mais les positions donnent une photo assez claire du travail à poursuivre.
Au fond, ce genre de journée à Montréal me laisse une impression un peu double : oui, il y a des talents qui “tombent” au bon moment, mais il y a surtout des courses qui révèlent qui sait gérer l’effort quand le peloton se transforme en match de survie. Et si on veut vraiment parler d’avenir, je trouve que l’histoire vaut d’être discutée dès maintenant : quels repères donne ce doublé, et surtout, quels enseignements les équipes vont en tirer ?
En tant que journaliste, je vois là une belle occasion de rappeler que le cyclisme ne se résume pas aux seules stars installées — il se joue aussi dans ces trajectoires en construction, et c’est justement pour ça qu’il faut garder un œil exigeant, et engagé, sur la suite.