Omar Di Felice, le champion des défis impossibles, se lance maintenant dans une aventure de 7 000 kilomètres vers le bout du monde !

Omar Di Felice est de retour sur les longues routes. Un chemin qui ne se compte pas en jours, mais en horizons. L’ultracycliste italien entame 2026 avec un défi impressionnant : parcourir plus de 7 000 kilomètres en solo à travers l’Amérique du Sud. Cette expédition, surnommée “La Grande Sud-Amérique – La Route du Condor”, sera le parcours le plus long de sa carrière.

Ce projet fait suite à une année 2025 pleine de contrastes. Il a traversé l’Himalaya, goûté à la victoire lors de la Munich Classic, et a subi un grave accident ayant entraîné plusieurs fractures cervicales. Malgré ces épreuves, il a su revenir en force à la fin de la saison avec un triomphe à l’Ultrabiking en Sardaigne. Après un hiver de récupération, il choisit de reprendre la route, encore une fois, très loin.

Le voyage débutera de l’emblématique Machu Picchu, au Pérou. Après plus de 7 100 kilomètres et 51 000 mètres de dénivelé, il se terminera à Punta Arenas. Il traversera des lieux emblématiques comme le Salar d’Uyuni, des lagunes boliviennes, le désert d’Atacama et la majestueuse Patagonie, un parcours de défi qui demande endurance, réflexion et patience.

« Enfin, je fais ce que j’aime le plus : traverser montagnes, déserts et pays en vélo, en solitaire, repoussant mes limites tout en découvrant le monde depuis la position privilégiée de ma selle. L’année dernière fut déterminante pour moi : un mélange de succès, de douleur, et d’incertitude physique. Mais ouvrir les cartes, planifier chaque détail et finalement décider de partir me procure une joie teintée d’une appréhension, caractéristique de toutes mes expéditions, » confie-t-il.

La première phase consistera à s’acclimater entre Cusco et Aguas Calientes, suivie d’ascensions andines au-dessus de 4 000 mètres. Ensuite, il traversera le Salar d’Uyuni avant d’entrer au Chili pour affronter les défis du désert d’Atacama.

En perdant de l’altitude pour entrer en Argentine, il entamera le dernier acte : plus de 3 000 kilomètres à travers les vastes espaces de la Patagonie, un territoire soumis à des vents puissants qui compliqueront chaque journée de cyclisme.

« J’ai choisi d’atteindre Punta Arenas en raison de la signification symbolique de cette petite ville au sud du Chili. C’est de là que je suis parti pour l’Antarctique, après 50 jours dans l’un des endroits les plus extrêmes du monde. Arriver ici à vélo, guidé uniquement par mes forces, me procurera de nouvelles émotions et une connexion renouvelée avec le continent antarctique, » explique-t-il.

Le départ officiel est fixé au 17 février, avec l’objectif de terminer l’aventure d’ici fin mars. Des étapes de plus de 200 kilomètres par jour sont au programme pour relier les points sur la carte à coups de pédale.

Ce périple s’inscrit dans le projet “Bike to Happiness – Road to 1.5°C”, une initiative visant à sensibiliser sur la crise climatique en abordant les zones les plus vulnérables du globe. La bicyclette devient ici un symbole de mobilité durable et un moyen d’atteindre le bonheur, particulièrement dans des territoires aux déplacements difficiles.

Des actions spécifiques seront entreprises avec divers partenaires. Avec Giant, Di Felice mettra en avant l’initiative “A Trail to Zero” pour promouvoir un cyclisme durable. Avec Continental, l’accent sera mis sur la sécurité routière. D’autres propositions viendront enrichir l’année à venir aux côtés de ses partenaires engagés dans ses expéditions.

Points à retenir

  • Un défi de plus de 7 000 kilomètres, de Machu Picchu à Punta Arenas, c’est pas banal.
  • Une route semée d’embûches, entre tempêtes de sable et ascensions vertigineuses.
  • Une palette de partenaires qui ne se contente pas de sponsoriser, mais veut vraiment faire bouger les choses.
  • Un projet qui mêle aventure et sensibilisation climatique, un joli combo.
  • Une histoire d’unification entre l’homme et la nature, mais surtout entre l’homme et son vélo.

À la lumière de ce défi, je me demande si le cyclisme pourrait devenir non seulement un sport, mais un véritable mouvement, une façon de vivre et de redécouvrir le monde qui nous entoure. Est-ce que le besoin de redéfinir notre relation avec la planète pourrait nous amener à délaisser la voiture pour embrasser plus souvent la selle de notre vélo ? En tant que journaliste engagé, je pense que tout cela mérite réflexion et une considération sérieuse.


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