mer. Août 12th, 2026
Parcours & favoris : vivez l’Arctic Race of Norway 2026

Du jeudi 13 au dimanche 16, la Arctic Race of Norway 2026 remet le peloton en orbite.

Au programme : la 13e édition de cette course par étapes courte, mais déjà taillée pour le caractère… puisque tout se déroule au-delà du Cercle polaire.
Quatre étapes au total, un scénario qui reste étonnamment ouvert et, surtout, des journées qui ne ressemblent pas forcément à ce qu’on imagine au départ.

Hashtag : #ArcticRace

Albo d’oro Arctic Race of Norway

  • 2025 : Corbin Strong
  • 2024 : Magnus Cort
  • 2023 : Stephen Williams
  • 2022 : Andre Lekknessund
  • 2021 : Ben Hermans
  • 2020 : non disputée (Covid-19)
  • 2019 : Alexey Lutsenko
  • 2018 : Sergei Chernetskiy
  • 2017 : Dylan Teuns
  • 2016 : Gianni Moscon

Parcours Arctic Race of Norway 2026

Étape 1 (13/8) : Evenes – Myre (181,9 km)

La première étape propose un tracé globalement favorable aux sprinteurs.
Après le départ d’Evenes, le peloton traversera l’île de Langoya avant d’arriver à Myre.
Les difficultés restent plutôt contenues jusqu’à la première vraie montée : le Karingen Summit
(3,2 km à 4,8 %), classé en 2e catégorie, à 87,8 km de l’arrivée.

Ensuite, le final s’anime avec deux ascensions à la suite :
Storvatnet Summit (1,7 km à 7 %) puis Storeidet Summit (1,9 km à 4,1 %),
avant que le Storeidet soit franchi à 27 km de l’arrivée. Les cartes peuvent encore bouger :
les coureurs “restés sur place” auront potentiellement une fenêtre pour recoller.

À environ 7 km du terme, le groupe repassera sous l’arche d’arrivée, avant un dernier tour qui ramène vers le sprint/arrivée à Myre.

Étape 2 (14/8) : Bo i Vesteralen – Andenes (180 km)

La deuxième journée ressemble davantage à une journée de vitesse.
Départ de Bo i Vesteralen, arrivée à Andenes après 180 km.
Les premières pentes se présentent sous la forme de deux GPM :
Ryggedals Summit (1,4 km à 6,3 %, 2e catégorie) puis Storvatnet Summit
(2 km à 4,4 %, depuis un autre versant que lors de la veille).

Après la descente vers Sortland, le parcours redevient globalement plat sur de longues portions.
Les coureurs rejoignent progressivement le point culminant de l’île : Andenes.
Le final comprend deux tours d’un circuit urbain de 6,2 km, dont une portion terminale plutôt rectiligne :
le cadre est prêt pour un sprint en groupe.

Étape 3 (15/8) : Stokmarknes – Storheia Summit (Melbu) (146,5 km)

Troisième étape : changement de décor. Ici, l’arrivée se juge sur une montée, au terme de 146,5 km,
entre Stokmarknes et Storheia Summit.
Les premiers kilomètres évoluent à nouveau autour de Langoya, avec deux boucles autour de Sortland.
Les coureurs abordent ensuite Storvatnet Summit (1,7 km à 7 %) à deux reprises (à 25 km puis à 55 km).

Après un faux-plat retour vers Stokmarknes et le passage du traguardo volante (à 34,5 km du but),
le tracé emmène le peloton vers l’île de Hadseloya pour la difficulté décisive :
la montée finale Hors Catégorie de Storheia Summit.

Court, mais méchant : 3,5 km à 11 % de moyenne, avec des passages jusqu’à 16 %.
Sur ces pentes, on attend le premier vrai “coup de massue” entre les candidats à la victoire au classement général.

Étape 4 (16/8) : Sortland – Narvik (190,5 km)

Dernière étape (190,5 km) : de Sortland à Narvik.
Le tracé repasse en grande partie par des portions déjà vues, mais dans l’autre sens, pour une course qui garde son côté aléatoire.

Après un début assez rythmé, une ascension arrive à 44 km : Karingen Summit,
cette fois depuis un autre versant (2,8 km à 4,8 %).
Un long faux-plat ouvre ensuite la porte à des GPM successifs :
Balteskaret Summit (2 km à 7,2 %, 1re catégorie, à 64 km) puis
Skoddebergvatnet Summit (1,3 km à 6,5 %, à -48 km).

La fin redevient plus vallonnée, notamment autour d’Oyjord, avec un traguardo volante à 11,9 km.
Puis place à la montée finale, Narvikfjellet : courte, un peu moins dure que la veille (6,2 % sur 3 900 mètres),
mais avec un dernier kilomètre qui repasse en terrain à double chiffres.
En clair : le scénario pour départager les leaders devrait être bien en place.

Étapes Arctic Race of Norway 2026

  • Étape 1 (13/8) : Evenes – Myre (181,9 km)
  • Étape 2 (14/8) : Bo i Vesteralen – Andenes (180 km)
  • Étape 3 (15/8) : Stokmarknes – Storheia Summit (Melbu) (146,5 km)
  • Étape 4 (16/8) : Sortland – Narvik (190,5 km)

Favoris Arctic Race of Norway 2026

Sur le papier, ce sont surtout les deux arrivées en côte de la fin de course qui devraient départager le classement général.
Et, en regardant le profil des dernières étapes, un nom ressort : Lennert Van Eetvelt (Lotto Intermarché).

L’ancien révélation de 2024 a traversé deux saisons plus compliquées, notamment à cause d’infortunes physiques.
Mais cette Arctic Race pourrait être une opportunité de relancer la machine, compte tenu de ses qualités et de la configuration.

Son rival le plus probable est Thomas Silva (XDS Astana).
Ces dernières semaines, il a enchaîné deux succès à Clásica de Ordizia et Clásica Castilla y León.
Il sait tenir sur des ascensions pas toujours longues, mais dures, et il possède aussi un bon coup de “vitesse”.
Résultat : il peut gratter des secondes importantes, et les secondes… en course, ça finit souvent par coûter cher aux autres.

À surveiller aussi côté coureurs locaux : Johannes Kulset (Uno-X Mobility) et son coéquipier Martin Tjøtta,
ainsi que Odd Christian Eiking (Unibet Rose Rockets), dont la dernière grosse référence remonte à 2021,
avec une place de vice-champion. Il partagera les responsabilités de capitaine avec Wout Poels.

On peut aussi s’attendre à des étincelles de la part de Pinarello Q36.5 Pro Cycling :
Mark Donovan (après un Giro de Pologne solide) et Fabio Christen.
Ils pourraient évidemment profiter d’un terrain propice, même si les autres scénarios existent : dans un peloton,
un équipier en forme n’a pas forcément besoin de “faire parler” sa fiche Instagram pour être utile.

Parmi les Italiens, Ludovico Crescioli (Team Polti VisitMalta) est un candidat crédible,
tandis que Alessandro Pinarello pourrait profiter du contexte après une période plus irrégulière.
Pour le classement général, Alessandro Covi semble moins évident, mais il pourrait viser un coup ponctuel ailleurs.
Dans la même logique, du côté du Team Jayco AlUla, Felix Engelhardt pourrait chercher une bonne place globale.

Borsino des favoris (à prendre avec des pincettes)

  • Lennert Van Eetvelt
  • Johannes Kulset, Thomas Silva
  • Ludovico Crescioli, Mark Donovan, Wout Poels
  • Jon Agirre, Odd Christian Eiking, Joel Nicolau, Alessandro Pinarello
  • Xabier Berasategi, Sebastian Berwick, Fabio Christen, Felix Engelhardt, Bjorn Koerdt

Chasseurs d’étapes Arctic Race of Norway 2026

Les deux premières étapes, avec leurs profils plus favorables, devraient attirer les sprinteurs.
Le coureur de la maison Erlend Blikra (Uno-X Mobility), vainqueur cette année d’une étape au Tour of Oman,
fait partie des noms qui peuvent marquer.

On attend aussi Ethan Vernon (NSN Cycling Team), Giovanni Lonardi (Team Polti VisitMalta),
Casper van Uden (Team Picnic PostNL) et Jason Tesson (TotalEnergies).

Et si la course “fait les courses” comme souvent : Mathieu Kockelmann et Lionel Taminiaux (Lotto Intermarché),
Anders Foldager (Team Jayco AlUla), Riley Pickrell (Modern Adventure Pro Cycling),
Ronan Augé (Unibet Rose Rockets), Paul Hennequin (Euskaltel-Euskadi),
ou encore Nikiforos Arvanitou (XDS Astana) peuvent aussi prétendre à une belle place.

Les étapes restantes devraient limiter le champ des sprinteurs purs, mais les amateurs de coups de loin pourront animer la course,
notamment via Elias Maris, Michiel Lambrecht et Victor Vercouillie (Team Flanders-Baloise),
ainsi que d’autres équipes continentales au départ.

Points UCI Arctic Race of Norway 2026

Position finale Points UCI Position d’étape Points UCI
1 250 1 25
2 170 2 15
3 140 3 10
4 120 4 5
5 100 5 3
6 80
7 70
8 60
9 50
10 40
11 30
12 20
13 10
14 10
15 10
16-25 6
26-30 5
31-40 3

Altimétrie et planimétrie

Étape 1 (13/8) : Evenes – Myre (181,9 km)


Étape 2 (14/8) : Bo i Vesteralen – Andenes (180 km)


Étape 3 (15/8) : Stokmarknes – Storheia Summit (Melbu) (146,5 km)


Étape 4 (16/8) : Sortland – Narvik (190,5 km)


Points à retenir

  • Les deux premières étapes sont faites pour les équipes de sprinteurs… tant que la tactique ne décide pas d’en faire un autre sport.
  • Le vrai tri devrait se faire sur les arrivées en côte des étapes 3 et 4, là où les watts comptent davantage que les promesses d’avant course.
  • Van Eetvelt et Silva ont des profils qui collent bien au final, mais l’Arctic Race aime bien surprendre ceux qui “savent déjà”.
  • Le classement général se jouera probablement sur des secondes : en montagne courte, chaque petit écart prend vite une allure dramatique.

Et moi, quand je regarde ce programme, je me dis que la course sera moins “calendrier” que “conversation” : on verra qui gère les moments charnières, qui résiste au rythme nordique, et qui garde l’étincelle au bon moment. En bref, je suis prêt à prendre des notes… et à continuer à défendre l’idée qu’un bon récit de course, ça mérite de laisser parler les faits, pas seulement les noms.


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