Lors de son troisième jour de préparation avec l’équipe espagnole à Las Rozas, Marcos Llorente a pris part à une série d’interviews, non seulement en tant que joueur prometteur, mais aussi en tant qu’adepte d’un mode de vie axé sur la santé. « Je préfère parler de santé que de football », a-t-il déclaré, alors que la Fédération Espagnole relayait ses habitudes. Ce joueur de l’Atlético, très influent sur les réseaux sociaux, a diversifié ses routines, intégrant une alimentation paléo et une attention particulière à son corps.
Port de lunettes jaunes ou rouges en fonction de l’environnement, balades pieds nus au lever du soleil, bains d’air à zéro degré, repas toujours pris à la lumière du jour, et exposition à des lumières rouges en soirée, sans oublier des séances de bronzage sans crème solaire. Llorente n’hésite pas à partager ses convictions sur des phénomènes comme les traînées des avions.
De retour en sélection grâce à son rendement exemplaire cette saison avec l’Atlético, où il a disputé dix matchs complets d’affilée, Llorente ne montre aucun signe de fatigue. Cela fait 28 matchs consécutifs qu’il n’a pas quitté le terrain, sa dernière apparition sur le banc remontant au 1er mars contre l’Athletic.
Cette endurance physique évoque le parcours de son père, Paco Llorente Gento, ancien joueur du Real Madrid et pionnier des régimes alimentaires stricts. À l’époque, il était connu pour son alimentation quasiment végétarienne, basée sur des produits grillés, des protéines et peu de graisses.
Paco Llorente a été une figure précurseur de l’alimentation sportive, inspiré par la diète de la célèbre tenniswoman Martina Navratilova. Son frère, José Luis Llorente, quant à lui, a largement contribué à sensibiliser sur l’importance de la nutrition pour les sportifs.
Marcos Llorente, quant à lui, prolonge cette tradition avec un style de vie axé sur la santé extrême, suivant un régime paléo qui exclut céréales, légumineuses, produits laitiers, aliments transformés et sucres raffinés, se nourrissant essentiellement de viande, poisson, œufs, légumes et fruits.
Régime de jeûne nocturne
Il pratique également le jeûne nocturne, précisant qu’il ne mange que pendant la journée, avec un dîner pris avant le coucher du soleil à 17h30. Pendant la journée, il porte des lunettes à verres jaunes à l’intérieur, et utilise des lunettes rouges le soir pour bloquer la lumière bleue.
Amateur de ‘grounding’, il se lève tôt pour marcher pieds nus sur la terre, persuadé que cela améliore sa santé. Rarement au lit après 22h30, il entretient strictement son cycle de sommeil.
Cependant, l’une de ses habitudes les plus controversées sur les réseaux sociaux reste ses promenades sans t-shirt par temps froid. Selon lui, cela renforce le corps contre les refroidissements et booste la mélatonine, hormone régulatrice du sommeil.
Llorente préfère bronzer à l’air libre sans crème solaire, qu’il considère nocive, tout en émettant des réserves sur les traînées laissées par les avions, suspectant des manipulations climatiques.
Il n’a pas été retenu en sélection depuis juin 2024, époque à laquelle il a été écarté par Luis de la Fuente avant l’Euro en Allemagne.
Pour finir, Llorente avoue apprécier le vin. « Plus jeune, je dépensais mon argent en montres, mais avec le vin, je peux le déguster sans crainte de perdre quoi que ce soit. »
Points à retenir
- Marcos Llorente adopte des habitudes de vie peu conventionnelles, mettant l’accent sur les pratiques de santé extrêmes.
- Il remet en question les normes traditionnelles sur l’alimentation, en flattant le paléo sans mauvaise conscience.
- Sa régularité sur le terrain est impressionnante, mais pourrait-elle pousser d’autres joueurs à suivre ses pas ?
- Sa quête pour une santé optimale, bien qu’intrigante, pourrait en faire un exemple à éviter pour les amateurs de confort.
- Quand on évoque la responsabilité sociétale des athlètes, un retour à la nature n’est peut-être pas la réponse que tout le monde attend.
En somme, il est fascinant de voir un athlète d’élite explorer des approches alternatives à la santé et au bien-être. À première vue, ces idées semblent audacieuses, mais je me questionne : jusqu’où peut-on aller au nom de la performance ? Est-ce que cette quête de la perfection physique pourrait finalement mener à des pratiques plus dangereuses qu’utiles ? Le débat est ouvert.