Le Olympique de Marseille a frôlé l’exploit au Bernabéu, rentrant néanmoins à la maison avec zéro point. Bien qu’ils aient ouvert le score et dominé une bonne partie du match contre une équipe à dix, leur entraîneur, Roberto De Zerbi, a fait une apparition mélancolique en conférence de presse. Voici ses réflexions après la défaite 2-1 face au Real Madrid.
Un entraîneur déçu… « Je suis mécontent. Nous aurions pu gagner… Avec tant de nouveaux joueurs, il est difficile de créer rapidement des liens sur le terrain. Je pense que nous aurions pu faire mieux. Je l’ai dit à mes joueurs, non pas en critique, car ils ont tout donné. C’est parce que nous avions la possibilité de gagner. Nous sommes entrés sur le terrain avec un peu de peur. Ensuite, nous nous sommes libérés. Je regrette que, après le rouge de Carvajal, nous n’ayons pas osé avancer de vingt ou trente mètres pour tenter de gagner. C’était le moment de prendre des risques, nous sommes encore en septembre. »
Concernant le penalty… « Le deuxième penalty est honteux, ce n’était pas un penalty, je l’aurais dit même s’il avait été en faveur de mon équipe. Ça ne devrait jamais être un penalty. »
Parfois, l’équipe semblait se contenter du match nul. « Je ne sais pas s’il manquait quelque chose, mais c’était l’opportunité après le rouge de Carvajal. J’aurais aimé voir un peu plus d’audace, même si seulement huit minutes se sont écoulées avant le deuxième penalty… J’aurais voulu un peu plus de courage. J’envisageais même de jouer avec quatre attaquants… c’était le moment. Ces matches devraient devenir la norme, venir au Bernabéu, s’habituer, cela change la perception de l’ambition et du fait de se voir comme un grand club à l’avenir. »
JESUS ALVAREZ ORIHUELA
Concernant la décision du penalty lié à la réputation du Madrid… « Non, quand je dis que c’est honteux, je n’essaie pas de penser à des facteurs externes. Je reste sur le fait que ce n’est pas un penalty, et je le dirai même si cela nous était favorable. Ce qui s’est passé avec le Madrid contre la Real Sociedad… si l’arbitre d’aujourd’hui était bosniaque… ce ne sont pas des considérations que j’ai. »
La décision rouge pour Carvajal a également été débattue. « Je n’aurais pas donné cette expulsion. Mais la règle est ce qu’elle est. Je pense qu’il n’y avait pas matière à rouge dans ce cas. Un petit accrochage ? Je ne le sais pas, on ne m’a rien dit. »
Points à retenir
- Une bonne opportunité manquée pour l’OM malgré un début prometteur.
- Les joueurs expérimentent toujours des ajustements dans le collectif.
- La question du penalty qui suscite débat, encore une fois, au cœur des discussions.
- Un rappel que chaque match au Bernabéu est un test d’ambition.
Il est fascinant de réfléchir à la manière dont une équipe peut soit briller soit faiblir dans des moments clés. À l’avenir, l’OM doit apprendre à transformer ces occasions en performances décisives. Est-ce que toute l’incertitude qui entoure l’arbitrage et les décisions stratégiques finira par galvaniser l’équipe ? Qui sait, mais il est certainement temps d’approfondir cette réflexion pour voir où cela nous mène. Engagés pour un football meilleur, restons attentifs à la suite.