Neymar: fin de cycle avec la Seleção et remise en question sur son avenir
La scène de Neymar en larmes, réconforté par sa famille après l’élimination du Brésil en Coupe du Monde, et ses mots « maintenant c’est fini », suggèrent que le cycle du joueur au sein de la Seleção touche à sa fin, selon LesNews.
« J’ai essayé, j’ai essayé. Maintenant c’est fini. J’ai commencé ici, je termine ici », a déclaré Neymar à GE TV à la sortie du terrain, bien que ce ne soit pas officialisé ensuite.
Que ce soit sur les réseaux ou dans ses échanges avec ses proches, Neymar avait déjà envisagé ce Mondial comme sa « dernière danse » avant même d’arriver aux États‑Unis. L’histoire, rappelée par le joueur lui‑même, a commencé au MetLife de New Jersey il y a 16 ans, le 10 août 2010, lors d’un amistoso contre les États‑Unis, et s’est terminée dimanche, lors d’une défaite 2–1 face à la Norvège, avec un but inscrit dans le temps additionnel.
Plus qu’une simple déclaration, le discours de Neymar dans le vestiaire brésilien après la défaite a été perçu comme un nouvel indice solide d’une conviction d’amorcer une retraite internationale. Devant ses coéquipiers, il a pleuré, remercié pour la période partagée durant la Coupe et pris congé.
« Neymar est mon idole. J’ai toujours voulu jouer avec lui. Ce fut un moment marquant d’être ensemble en sélection. Je lui souhaite bonne chance pour le reste de la saison et dans la vie. Il a toujours pris soin de moi », a déclaré Vinícius Júnior après l’élimination.

Mais même au sommet, la question demeure: quelle place pour Neymar dans l’histoire de la sélection ? Sur ses 80 buts en 130 matchs, plus de la moitié (46) ont été marqués en amical. En grandes compétitions, 18; en matchs à élimination directe, cinq buts (Espagne en 2013 lors de la Coupe des Confédérations; Mexique en 2018 en Coupe du Monde; Corée du Sud et Croatie en 2022; Norvège en 2026). Pour comparaison, Ronaldo, avec 62 buts, est troisième en historique du Brésil et Pelé n’a pas besoin de comparaison, restant le seul à avoir disputé et remporté les Coupes du Monde de 1958, 1962 et 1970.
En termes de titres, Neymar a remporté la Coupe des Confédérations 2013 et l’or olympique de 2016 — il n’a pas participé à la Copa América 2019 pour cause de blessure à la cheville. Le Phénomène (Ronaldo) demeure pour certains le modèle du palmarès international, mais Neymar conserve une place centrale dans l’imaginaire du football brésilien et dans l’héritage du « jogo bonito ». Pelé n’a pas besoin de comparaison pour rester une référence.
Si l’aventure internationale semble toucher à sa fin, l’histoire à Santos demeure ouverte. Champion de la Libertadores, de la Coupe du Brésil et de plusieurs titres régionaux lors de son premier passage, l’attaquant n’a pas retrouvé les mêmes sommets depuis son retour au pays. Le club veut toutefois le voir rester, avec un contrat courant jusqu’en décembre.
Dans les coulisses santistas, l’espoir était d’une participation plus importante à la Coupe du Monde pour préparer une discussion sur les plans futurs. Après l’élimination précoce, la direction attend un signal de l’entourage du joueur.
La question est aussi personnelle: Neymar aurait déjà pu discuter avec des clubs américains. Dans ce scénario, la fin de carrière pourrait suivre une trajectoire similaire à celle de Casemiro, qui s’est engagé avec l’Inter Miami, coéquipier de Lionel Messi.
Points à retenir
En tant que journaliste, je pense que ce chapitre ne concerne pas seulement Neymar mais interroge aussi le rapport entre performance, longévité et les choix personnels qui dessinent la carrière des grands talents. Pour moi, ce débat montre que le football moderne est autant une affaire de décisions individuelles que de dynamiques collectives, et qu’il faut suivre attentivement les prochains mois pour comprendre les implications pour le Brésil et pour Santos, tout en restant engagé et curieux face à ce qui pourrait venir.