ven. Août 7th, 2026

Merab Dvalishvili ne se contente pas de détenir le titre UFC, il redéfinit ce qu’être un champion combattant signifie vraiment. Depuis sa victoire épuisante à l’UFC 306, ce colosse géorgien enchaîne les combats sans relâche, s’imposant comme l’un des athlètes les plus infatigables et déterminés du roster UFC. Là où de nombreux champions choisissent soigneusement leurs combats, Dvalishvili adopte une approche à l’ancienne : relever tous les défis, quand bien même il combat souvent blessé.

Exemple frappant : son affrontement à l’UFC 311, où « The Machine » a accepté d’affronter l’influent combattant daghestanais Umar Nurmagomedov alors qu’il se remettait d’une récente opération au tibia. Mais il n’en est pas resté là. Cinq mois plus tard, le 7 juin à l’UFC 316, il a défendu son titre dans une revanche contre l’ancien champion Sean O’Malley, qu’il avait dominé à l’UFC 306. Résultat identique : Merab confirme sa supériorité avec une deuxième victoire contre le populaire striker.

Et Merab Dvalishvili ne compte pas ralentir.

Le rythme infernal de Dvalishvili inquiète Jon Anik, qui interpelle Dana White

Date retenue : le 4 octobre, à l’UFC 320, pour une troisième défense de titre face au redoutable Cory Sandhagen. Ce combat servira de co-événement principal à la confrontation entre Magomed Ankalaev et Alex Pereira, soulignant encore la cadence intense du champion bantamweight. Cette bravoure et cet acharnement ont valu à Merab le surnom de « casse-cou » de sa catégorie. Pourtant, certains émettent des doutes quant à la motivation réelle derrière cette cadence effrénée.

Sur le podcast DraftKings, le commentateur expérimenté Jon Anik a laissé entendre que cette cadence ne serait pas uniquement le choix du combattant, mais aussi une pression du président Dana White et des organisateurs UFC. Selon lui : « Décembre à Vegas, ou début novembre à Madison Square Garden, ce serait peut-être plus judicieux. Merab a combattu le 7 juin, donc six, sept semaines après, le champion défend déjà son titre. »

Merab Dvalishvili après sa victoire contre Sean O'Malley à l'UFC 316
Merab Dvalishvili après sa victoire à l’UFC 316 – crédit Imago

Jon Anik souligne l’enjeu : le champion enchaîne les combats à un rythme peu commun, ce qui soulève une inquiétude sur la gestion sportive et physique des athlètes risquant leur santé au profit d’une stratégie commerciale. Depuis que Conor McGregor s’est éloigné, l’UFC peine à trouver une figure emblématique capable de passionner autant les fans. Malgré un style plutôt orienté lutte, Merab parvient à captiver grâce à sa ténacité et son rythme effréné. Cependant, cette activité intense ne serait peut-être pas uniquement son choix.

La stratégie du champion pour finir 2025 en apothéose

Depuis son arrivée à l’UFC en 2017, Merab a su rebondir après un début difficile marqué par deux défaites consécutives. Sa série de dix victoires d’affilée lui a donné sa chance au titre, qu’il a saisi magistralement à l’UFC 306 en dominant Sean O’Malley. Depuis, il affiche clairement ses ambitions : pas question de freiner l’élan de la division. À 34 ans, conscient que son horloge tourne, il s’inspire du modèle Conor McGregor pour rester actif, maximiser ses revenus et asseoir son héritage.

Dans une interview, il déclarait vouloir défendre son titre trois fois en 2025. Avec deux défenses déjà réalisées, une dernière bataille reste à mener pour atteindre cet objectif. Cependant, toute cette visibilité s’accompagne de pression et d’un revers médiatique : « Ces derniers combats, j’ai attiré beaucoup d’attention. Les gens me reconnaissent, mais la haine sur Instagram et les réseaux sociaux était dure à gérer. C’était une pression supplémentaire. Aujourd’hui, ça va, je suis concentré, je dois rester occupé et enchaîner les combats comme Conor McGregor », confiait-il.

Alors que son prochain combat approche, la question est posée : doit-il remonter une quatrième fois dans l’octogone avant la fin de l’année ? Ou bien la décision sera-t-elle déjà prise par Dana White et ses équipes ?

Points à retenir

  • Merab Dvalishvili incarne une ténacité peu commune dans le circuit UFC, acceptant les combats même en convalescence.
  • Son style, mêlant lutte et un rythme de combat effréné, séduit un public en quête de sensations, malgré un penchant pour la grappling.
  • La cadence élevée de ses combats soulève des interrogations sur le bien-être des athlètes et la pression exercée par la direction de l’UFC.
  • Depuis la mise en retrait de stars comme Conor McGregor, l’UFC semble chercher une nouvelle figure de proue capable de rassembler les fans.
  • Le champion affiche une stratégie claire : enchaîner les combats pour maximiser son impact et sa carrière, quitte à faire face à une exposition médiatique parfois pesante.

Au final, on pourrait presque croire que l’UFC a transformé son champion en machine à combattre — au sens propre comme au figuré. Reste à voir si ce rythme infernal lui permettra d’écrire une légende… ou s’il finira par gripper. Mais n’est-ce pas là le charme de ce sport ? Entre la passion, les coups d’éclat et le risque permanent, qui oserait souffler dans la bougie avant que la fête soit terminée ? Moi, je dis, vivement le prochain round !


[not-all]

Regardez le MMA 🤜🤛 en Live ! ⤵️

[/not-all]
Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *