Novak Djokovic a enfin donné son avis sur Jannik Sinner, le numéro un mondial, qui traverse une période compliquée avant Wimbledon.
Récemment, Sinner a perdu contre Alexander Bublik lors de son dernier match de préparation pour Wimbledon, un résultat inhabituel pour le champion en titre. Peu après cette défaite, l’Italien a surpris en annonçant la fin de sa collaboration avec deux de ses coachs juste avant le tournoi sur gazon.

Novak Djokovic réagit à la séparation de Jannik Sinner avec ses coachs avant Wimbledon
Jannik Sinner a mis fin à sa collaboration avec son préparateur physique Marco Panichi et son kinésithérapeute Ulises Badio, deux spécialistes qu’il avait intégrés à son équipe depuis septembre 2024.
Coïncidence intéressante : Panichi et Badio avaient aussi travaillé longtemps avec Novak Djokovic, qui a été interrogé à propos de cette rupture lors de sa conférence de presse avant le tournoi.
Le champion serbe a salué le professionnalisme de ses anciens collaborateurs, tout en avouant être quelque peu surpris par la décision de Sinner.
« Tout dépend de ce que l’on entend par “la bonne personne” pour un joueur, » a-t-il expliqué. « Chaque individu est différent, physiquement comme mentalement, et chacun a ses habitudes de travail. Certains sont plus ouverts au changement, d’autres préfèrent la stabilité avec des méthodes éprouvées. »
« J’ai travaillé avec Marco et Ulises, ce sont des professionnels remarquables qui ont clairement contribué à mon succès. Je ne connais pas les raisons de cette séparation avec Jannik, mais je sais que son jeu et son physique ont énormément progressé ces derniers mois grâce à eux. »
« Parfois, les ruptures ne sont pas que professionnelles, elles peuvent aussi être liées à des raisons personnelles ou simplement des différences de points de vue. Quand les chemins ne se croisent plus, on cherche autre chose, une nouvelle dynamique, un vent frais. »
Jannik Sinner explique les raisons de son choix
Lors de sa propre conférence de presse, Sinner a relativisé l’importance de ce changement.
« Rien de majeur ne s’est produit, » a-t-il déclaré. « J’ai pris cette décision récemment et cela ne m’affecte pas. Je me sens prêt, libre, et avec mon équipe actuelle, nous sommes déterminés à faire de notre mieux. »
« Nous avons obtenu d’excellents résultats par le passé, donc je tiens à les remercier. Mais j’ai choisi d’emprunter une autre voie. Dans ce sport, ce genre de choses arrive : parfois un joueur ressent le besoin de changement, et c’est mon cas. »
Au-delà de cette rupture, Sinner cherche aussi à tourner la page de sa finale à Roland-Garros, où il a perdu en cinq sets face à Carlos Alcaraz malgré trois balles de match.
Il espère briller sur gazon dès le premier tour de Wimbledon face à son compatriote Luca Nardi.
Points à retenir
- Changer d’équipe technique juste avant un Grand Chelem, c’est un peu comme changer de GPS en pleine autoroute : risqué mais parfois nécessaire.
- Marco Panichi et Ulises Badio, qui ont travaillé avec l’un des plus grands joueurs de tous les temps, ne peuvent pas être totalement mauvais.
- Sinner paraît néanmoins serein, affirmant qu’il se sent libre et prêt, comme un étudiant qui vient de changer de professeur la veille d’un examen.
- On se demande forcément ce qui pousse un jeune talent à secouer ainsi son encadrement à un moment crucial.
- Djokovic nous rappelle qu’au tennis, comme ailleurs, la nouveauté peut être vue comme un “vent frais”… ou une tempête à éviter.
Au final, cette situation m’interpelle : est-ce un coup de génie pour retrouver une dynamique, ou une manière originale de stresser un peu plus avant Wimbledon ? En tout cas, l’histoire nous prouve que sur le gazon comme dans la vie, il faut parfois oser déchausser ses vieilles habitudes pour avancer… Ou au moins, ça donne du grain à moudre aux passionnés que nous sommes. Alors, pari réussi ou coup de poker ? Je prends le pop-corn et je regarde la suite.