Smith soutient que même si les passionnés de cyclisme sont prêts à payer pour bénéficier de la couverture complète proposée par Warner Bros Discovery, le sport a besoin de la télévision classique pour capter l’attention d’un public plus large, ce « Joe Public » qui découvre la course par accident.
Le passage à la télévision payante intervient à un moment paradoxal pour le cyclisme britannique. Le Royaume-Uni va accueillir un double Grand Départ historique en 2027, avec les courses masculines et féminines débutant sur le sol britannique. La course masculine commencera à Édimbourg, une opportunité majeure pour le cyclisme écossais que Smith craint de voir gâchée si les locaux ne peuvent pas suivre leurs héros à la télévision.
« Regardez l’Écosse maintenant, elle a un concurrent [Oscar Onley] », a précisé Smith. « Beaucoup d’Écossais n’ont que peu d’intérêt pour le cyclisme, mais ils penseront : ‘Oh, ce Scot est dans cette course en France, je vais le regarder.’ Mais comment vont-ils faire cela ? Ils ne vont pas payer pour le voir. »
« Je comprends les deux côtés, bien sûr. Ce mur financier finance beaucoup de choses… Mais je peux totalement comprendre la déception de perdre la couverture d’ITV… Nous avons besoin de cette plateforme, d’un public général qui s’asseoit devant son écran, et cela pourrait être la seule course qu’ils visionnent de l’année », a-t-il conclu.
Points à retenir
- La perte de la couverture sur ITV pourrait éloigner des spectateurs occasionnels.
- Le cyclisme a besoin de la télévision classique pour attirer de nouveaux amateurs.
- Les JO ont permis de faire connaître certains coureurs, comme Cavendish et Wiggins.
- Le double Grand Départ en 2027 représente une chance unique pour le cyclisme britannique.
- Les plateformes payantes peuvent ne pas atteindre ceux qui pourraient découvrir le sport.
Dans l’ensemble, ce changement soulève des réflexions sur l’accessibilité du cyclisme à un public large. Qui ne voudrait pas voir ses héros locaux en action, mais comment faire si la porte d’entrée est une contrainte financière ? En tant que journaliste engagé, je me demande si nous sommes vraiment prêts à sacrifier l’attrait du sport pour un système d’abonnement qui pourrait créer des barrières plutôt que des ponts.