Cyclisme : Le Tour-Held Gall se réinvente !

La décision de Felix Gall de ne pas participer à la Tour de France 2026 a d’abord surpris les fans et les observateurs. En réalité, ce choix est réfléchi et, avant tout, bénéfique pour lui. L’équipe concentrera ses efforts sur le sprinter néerlandais Olaf Kooij, avec pour objectif des victoires d’étape et le maillot vert.

Le jeune prodige français Paul Seixas, présenté comme le futur du cyclisme, jouera un rôle secondaire – son engagement en France n’est pas encore confirmé. Gall a précisé lors d’un entretien qu’il avait pris sa décision en concertation avec son équipe. « J’ai décidé cela après discussions avec l’équipe », a-t-il déclaré.

Olav Kooij, Paul Seixas Antoine L’Hote
Le sprinter Kooij (à gauche) et Seixas (au centre) lors de la présentation de l’équipe en décembre à Lille.

Vers de nouveaux horizons

Cette année, Gall change de cap et met en avant deux objectifs majeurs : la Vuelta et le Giro, qui se présentent mieux en termes de timing par rapport à la Tour, avec une Vuelta qui se déroule seulement quelques semaines après. La Tour reste une alternative à envisager si des imprévus se produisent au printemps.

« Nous avons délibérément structuré le calendrier de course, car je veux prendre la prochaine étape : monter sur le podium d’une Grande Tour. La Vuelta et le Giro sont parfaitement adaptés à cela », a-t-il expliqué. « En particulier la Vuelta, qui me convient bien avec ses côtes abruptes et sa chaleur. Cette année, j’évolue uniquement dans le sud de l’Espagne, ce qui me permet de savoir à quoi m’attendre. »

Un besoin de renouveau

Le Giro reste un point d’interrogation, une expérience presque inconnue pour Gall. Lors de son tout premier Giro en 2022, il avait terminé 50e. L’an dernier, il a acquis une notoriété mondiale en remportant la reine des étapes de la Tour de France et en terminant à la huitième place au général.

« Lors de mon premier Giro, je n’avais pas du tout le niveau que j’ai maintenant. Cette fois-ci, ce sera une expérience intéressante, car je ne sais pas exactement à quoi m’attendre. J’ai participé à la Tour trois fois, j’ai donc simplement besoin de quelque chose de nouveau », a-t-il partagé, actuellement en camp d’entraînement à Gran Canaria. La saison débute pour lui lors de l’UAE Tour le 16 février.

Été sans course

Ce nouvel axe ne modifie pas considérablement sa préparation. Avec le Giro qui débute le 8 mai en Bulgarie, les volumes d’entraînement sont déjà élevés. Après le camp d’entraînement aux Canaries, une session d’entraînement en altitude suivra dans la Sierra Nevada espagnole.

Felix Gall (AUT/Decathlon-AG2R)
La Vuelta est bien marquée dans le calendrier de courses de Gall pour 2026.

Après l’UAE Tour, Gall participera au Tirreno-Adriatico, suivi par la course de Catalogne, puis il prendra une courte pause avant de se préparer intensément sur l’Etna pour le Giro. Étonnamment, cette fois-ci, il ne courra pas pendant l’été : « Je souhaite me reposer et me préparer au mieux pour la Vuelta », a-t-il précisé.

Pour ce qui est d’un éventuel changement d’équipe à l’expiration de son contrat fin 2026, Gall n’est pas préoccupé. « J’ai passé plusieurs années avec l’équipe et j’y suis très bien. Je sais comment elle fonctionne, et elle sait comment je fonctionne. J’ai beaucoup évolué, et nous avons une bonne synergie », a-t-il déclaré. Il ne se projette pas au-delà de 2026. « Je fais confiance à ce que l’avenir me réserve. Je me sens bien avec les opportunités qui se présentent. »

Points à retenir

  • Gall se concentre sur la Vuelta et le Giro, laissant la Tour en option.
  • Paul Seixas, bien que prometteur, n’est pas le moteur de ce choix.
  • Un besoin de nouveauté pousse Gall vers de nouveaux défis.
  • Pas de courses estivales pour mieux se préparer à la Vuelta.
  • Un changement d’équipe ne figure pas à l’ordre du jour, il se sent en phase avec son équipe actuelle.

En réfléchissant à l’évolution de la carrière de Gall, je ne peux m’empêcher de me poser la question : après tout, est-il sage de suivre les sentiers battus ou d’oser explorer de nouvelles routes ? Dans le monde des compétitions, la capacité d’adaptation semble être un atout majeur dont il vaut la peine de discuter. En tant que journaliste engagé, je suis intrigué par cette dynamique de choix personnels et de carrière dans le cyclisme moderne.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *