Le Grand Prix de Marseille a officiellement lancé la saison cycliste en France ce dimanche. Dans cette édition marquée par un parcours moins exigeant et une arrivée perturbée par un vent de face, la course s’est conclue par un sprint sur le boulevard Michelet, où Bryan Coquard (Cofidis) a été le plus rapide. Parfaitement soutenu par son équipe, il a devancé Steffen De Schuyteneer (Lotto) et Alex Molenaar (Caja Rural).
Le parcours de 146 kilomètres entre Château-Gombert et Marseille a été animé dès le début par une échappée de six coureurs : Thomas Champion, Victor Guernalec, Kenny Molly, Arnaud Tissières, ainsi que les Britanniques Joseph Brookes et Jack Brough, qui ont réussi à prendre de l’avance pendant une bonne partie de la course. À moins de 50 kilomètres de l’arrivée, lors de l’ascension au Castelet, le peloton a rattrapé l’échappée, alors que plusieurs équipes augmentaient le rythme, créant ainsi des ruptures temporaires dans le groupe des sprinters, y compris Coquard et Emilien Jeannière, bien que la formation principale parvienne à se reformer avant la descente vers Cassis.
Dans les 20 derniers kilomètres, Paul Lapeira (Decathlon-CMA CGM) attaque en solitaire, rejoint ensuite par Andrea Mifsud (Polti VisitMalta). Les deux coureurs ont finalement été rattrapés sous la pression de l’équipe Unibet Rose Rockets. Sur l’ascension finale de la Gineste, Mifsud a de nouveau tenté de s’échapper aux côtés de Louis Hardouin et Axel Mariault, mais ils ont été rattrapés dans le dernier kilomètre. À ce moment-là, Cofidis a pris les devants, lançant Coquard à 200 mètres de la ligne. Le Français n’a pas déçu et a signé la première victoire de la saison sur le sol français, avec Nicolo Buratti et Xabier Berasategi complétant le top 5.
Bryan Coquard lors de sa victoire au sprint © GP Marseille
Points à retenir
- Un sprint final serré, preuve que la stratégie d’équipe peut faire la différence.
- Moins d’exigence sur le parcours, mais le vent s’est montré un adversaire redoutable.
- Un peloton toujours prêt à réagir aux attaques, une dynamique palpable dans les dernières décennies du parcours.
- La course se termine, mais les discussions sur qui dominera le circuit cette saison, restent ouvertes.
Comme observateur engagé, je ne peux m’empêcher de me demander : quelle sera la prochaine surprise de cette saison cycliste ? Les rivalités s’intensifient et chaque coureur a sa propre stratégie à mettre en œuvre. La compétition promet d’être fascinante, et les yeux du monde seront fixés sur les prochains défis. Nul doute que chaque victoire, comme celle de Coquard aujourd’hui, fait monter la pression pour les courses à venir.