Brandon McNulty lance l’ère arc-en-ciel au Giro dell’Emilia : Nairo Quintana tire sa révérence
Brandon McNulty a fait ses débuts sous le maillot arc-en-ciel lors du Giro dell’Emilia, dans un moment très symbolique marqué aussi par la dernière ligne droite de Nairo Quintana, dont le nom circule comme un dernier chapitre du cyclisme de haut niveau.
Mais l’arrivée du nouveau champion du monde n’a pas seulement déclenché des applaudissements : le Norvégien (et ancien) coureur professionnel Rasmussen a également choisi de passer à l’attaque… surtout verbalement. Selon lui, l’habit de champion du monde porté par McNulty ne passe pas du tout, allant jusqu’à déclarer que “cela lui donnerait presque la nausée” et qualifiant l’idée de le voir évoluer avec ce maillot de “lamentable”. Bref, la gentillesse n’était visiblement pas au menu.
Sur le plan sportif, McNulty, lui, a répondu sur la route. Il s’est montré “monumental” au moment de conclure la course et d’inscrire son nom au premier plan. Un scénario qui, pour certains, ressemble à une démonstration. Pour d’autres, c’est surtout le genre d’arrivée qui force tout le monde à regarder… même ceux qui n’avaient pas envie.
Enfin, la journée a gardé un arrière-goût émotionnel : pendant que McNulty prenait la lumière, Nairo Quintana profitait de ce Giro dell’Emilia pour tourner une page. Et quand on pense que tout le monde ne joue pas sur la même longueur d’onde (le maillot d’un côté, la retraite de l’autre), on comprend pourquoi ce jour a fait parler.
Points à retenir
- Le Giro dell’Emilia a été le terrain de lancement du maillot arc-en-ciel pour Brandon McNulty, avec un effet immédiat sur le récit de la course.
- Rasmussen n’a pas masqué son désaccord : quand il s’agit de défendre une certaine idée du cyclisme, certains préfèrent le commentaire piquant à la neutralité.
- Nairo Quintana a vécu une fin de chapitre en marge de l’éclat sportif de McNulty : la course a donc servi à la fois de vitrine et d’adieu.
- La victoire au rendez-vous n’a rien d’anecdotique : elle place McNulty dans la dynamique des favoris, au moment même où le débat autour du maillot s’intensifie.
Au fond, je trouve que ce type de journée dit quelque chose de notre époque : d’un côté, le sport avance avec ses symboles (et ses maillots qui font débat) ; de l’autre, des carrières se terminent, comme celle de Quintana, sans attendre que tout le monde soit d’accord. Et si le cyclisme peut nous offrir des victoires et des prises de position, alors autant le regarder avec un esprit critique… et avec l’envie de faire entendre une voix claire quand ça compte.