Patrik Pezzo Rosola, rêves colorés : « J'ai encore tant à accomplir »

L’interview de Patrik Pezzo Rosola, une étoile montante du cyclisme junior, après sa victoire au championnat d’Italie et son succès en Coupe du Monde. « Le Mondial ? Un rêve réalisable ! »

Patrik Pezzo Rosola, champion d’Italie Juniors

Patrik Pezzo Rosola, champion d’Italie Juniors, franchissant la ligne d’arrivée, les bras levés.

Dans le monde du cyclisme junior, certains noms évoquent le passé, d’autres incarnent l’avenir. Patrik Pezzo Rosola est de ceux qui font le lien entre ces deux dimensions.

Fils d’une icône comme Paola Pezzo et de Paolo Rosola, ce jeune talent de l’équipe Airport Services Guerciotti Premac a su se démarquer au-delà de son héritage. Fort de son titre de champion d’Italie et de sa victoire en Coupe du Monde à Benidorm, Patrik est désormais un adversaire redoutable en cyclocross. Bien qu’il soit plutôt réservé dans ses propos, il a des objectifs clairs.

Patrik, tu dis te sentir à 98 % de ta forme après ta victoire à Benidorm. Quels aspects techniques ou physiques comptes-tu améliorer pour atteindre la perfection pour le Mondial ?
Au niveau technique, je peux encore progresser. Étant humain, il est difficile d’atteindre la perfection. Je travaille néanmoins dur pour m’y rapprocher.

Patrik Pezzo avec Dagnoni, président de la fédération

Patrik Pezzo avec Dagnoni, président de la fédération.

En Coupe du Monde, tu viens de prendre la tête avec seulement 7 points d’avance sur Grigolini. Comment gérez-vous cette rivalité nationale ?
Nous avons un grand respect l’un pour l’autre, une saine rivalité. Grigolini est un bon gars avec qui je m’entends bien lors des stages en équipe nationale. L’essentiel, c’est de porter le maillot azur, une immense fierté pour moi.

A Benidorm, tu es tombé alors que tu contrôlais la course. Que t’est-il passé par la tête en te relevant ?
Je pensais surtout à remonter sur le vélo le plus rapidement possible.

Tu souhaites rejoindre une équipe U23 qui te permettra de continuer à consacrer du temps au cyclocross. Combien est-il difficile pour un jeune talent de trouver des équipes qui ne demandent pas de choisir entre le cyclocross et la route si tôt ?
Le talent se prouve course après course. Je préfère donc ne pas me surestimer. Après le Mondial, ma famille et moi allons prendre la meilleure décision possible, en espérant continuer à pratiquer plusieurs disciplines.

Tu es reconnu pour tes compétences de pilotage. Quel obstacle préfères-tu : les escaliers, les sauts ou les sections de sable ?
Les sauts. J’adore, mais je pense que la véritable différence en cyclocross se joue dans les sections de sable, qui nécessitent puissance et agilité.

Préférerais-tu gagner une course seules, loin devant, ou avoir un duel acharné jusqu’au dernier virage ?
Solo, sans hésitation. J’en profiterais plus.

Tu écoutes plus les conseils de ta mère Paola ou de ton père Paolo ?
De tous les deux, ainsi que de mon frère Kevin. Ma famille est sportive et connaît bien ce milieu, ils m’aident énormément.

Ressens-tu le poids de ton nom ou le considères-tu comme une motivation ?
Je ne ressens aucune pression à cause de mon nom. Au contraire, mes parents ont été des grands sportifs, ils savent ce qui est le mieux pour moi.

À l’avenir, préfères-tu te diriger vers la mountain bike comme ta mère, ou une carrière sur route ?
Pour l’instant, j’aimerais combiner route et cyclocross. Pour la mountain bike, on verra.

Quel est ton rêve le plus cher : une victoire en cyclocross ou une classique monumentale sur route ?
J’ai beaucoup de rêves à réaliser. Champion du monde est un objectif très concret que j’aimerais atteindre.

As-tu un coureur qui t’inspire, celui qui t’émeut le plus ?
Oui, deux : Thibau Nys, que j’admire pour ses caractéristiques, et la belge Jinse Peeters, qui m’émeut également.

Points à retenir

  • Patrik Pezzo Rosola est la prouesse incarnée du cyclisme junior.
  • Il jongle entre l’héritage familial et ses propres ambitions.
  • Une saine rivalité avec Grigolini, preuve d’un sport respectueux.
  • La polyvalence en cyclisme est mise à l’honneur, un véritable atout pour l’avenir.
  • Les conseils familiaux : un mélange de moyen évident de soutient et d’expertise.

En réfléchissant à l’avenir de ce jeune prodige, il est fascinant de penser que l’héritage sportif peut à la fois peser et renforcer. La quête d’identité dans le cyclisme, surtout en portant de tels noms, est une aventure à part entière. Une chose est sûre, le cyclisme a besoin de personnes comme Patrik pour continuer de se réinventer. Je suis impatient de voir le terrain qu’il va encore conquérir, et cela nous pousse à envisager ce que signifie réellement le succès dans le sport. Restez à l’écoute, car l’histoire de Patrik ne fait que commencer.


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