beIN Sports conteste l'ordre de paiement à la LFP pour le créneau de la Ligue 1 de samedi !

Selon L’Équipe, beIN Sports a fait appel d’un jugement parisien lui ordonnant de payer la somme due à LFP Media pour son créneau du samedi en Ligue 1, soit environ 15 millions d’euros, intérêts compris.

Cette décision a été rendue le 27 janvier par le tribunal de commerce de Paris, à la suite d’un différend avec LFP Media. Mécontent des restrictions de diffusion concernant son match du samedi après-midi, le diffuseur franco-qatarien avait décidé de retenir une partie des 78,5 millions d’euros de droits annuels depuis le début de la saison. Il a ainsi déduit 4,71 millions d’euros de chaque versement trimestriel de 18 millions d’euros, totalisant trois tranches, tout en réclamant 29 millions d’euros de dommages et intérêts.

Le tribunal a ordonné le paiement de 14,13 millions d’euros en arriérés à LFP Media, couvrant les versements dus le 5 août, le 5 octobre et le 5 décembre 2025, avec intérêts de retard. beIN a ensuite versé environ 15 millions d’euros après le jugement.

La société a maintenant porté l’affaire devant la cour d’appel. Dans un autre conflit, beIN, en collaboration avec Canal+, a saisi la cour de cassation contre la LFP, réclamant 660 millions d’euros en raison de prétendus préjudices liés à l’accord passé avec Amazon en juin 2021. Ils ont perdu en première instance et en appel, mais poursuivent leur combat en cassation.

À partir de la saison prochaine, beIN Sports ne diffusera plus de matches de Ligue 1. La plateforme Ligue 1+ de la LFP proposera 100 % des matches, avec une augmentation du prix, qui passera de 14,99 euros par mois avec engagement.

Points à retenir

  • L’appel de beIN n’est pas une surprise, vu la valeur des droits télévisuels en jeu.
  • Le procès révèle une certaine tension entre diffuseurs et ligue de football, un classique encore une fois.
  • Le coût de la Ligue 1+ pourrait dissuader certains abonnés, mais après tout, qui a encore un budget « loisirs » ?
  • Le changement de diffuseur représente un tournant, après des années de partenariat.

En réfléchissant à la tournure des événements, je suis convaincu que la quête de profits dans ce secteur continuera d’attiser les conflits. Les fans, eux, se retrouvent souvent au cœur de ces batailles, cherchant l’accès à leur sport préféré sans trop grever leur porte-monnaie. Reste à voir comment cette dynamique va évoluer, et si certains privilégieront le contenu en ligne, dans un monde où tout est à portée de clic. En tant que journaliste engagé, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur l’avenir des droits sportifs et l’accès aux compétitions pour le grand public.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *