PARIS — Nouveau coach, vieille histoire pour Marseille.
La défaite en Coupe de France mercredi soir signifie probablement une nouvelle saison sans trophée pour le club sudiste, qui n’a rien gagné depuis 14 ans et est passé du statut de prétendant au titre de Ligue 1 à une quatrième place peu reluisante.
Le constat d’un club qui change sans cesse de coach a conduit Habib Beye à remplacer Roberto De Zerbi, ce dernier ayant été remercié après une performance décevante, ne permettant même pas à l’équipe de se qualifier pour les playoffs de la Ligue des Champions, finissant à une lamentable 25e place en phase de groupes et encaissant une défaite de 5-0 contre le Paris Saint-Germain.
Beye a déjà perdu deux de ses trois premiers matchs, et les joueurs ont été hués par le public au Stade Vélodrome mercredi, après avoir été éliminés en quart de finale de la coupe par Toulouse, malgré deux reprises en tête au score.
La faiblesse de la défense de Marseille est un problème récurrent depuis plusieurs saisons, mais aucun changement significatif n’a été apporté à ce sujet.
Le gardien Geronimo Rulli reste une source d’inquiétude lors des centres, et le défenseur central Leonardo Balerdi, malgré une série d’erreurs marquantes, continue de figurer dans l’équipe — et en tant que capitaine.
« Nous ne pouvons pas accepter cela, nous ne venons pas ici pour jouer de cette manière, » a déclaré Balerdi après la défaite de mercredi. Pourtant, il a été fautif sur le deuxième but égalisateur de Toulouse, a raté son tir au but et a failli en venir aux mains après la rencontre.
Les supporters en ont assez ; certains ont même lancé des fumigènes sur le terrain au moment où les joueurs quittaient le terrain, tout comme les anciens joueurs.
« En analysant les matchs, on constate qu’avec cette équipe, même en menant avec un bon avantage, tout s’effondre dès qu’un but est encaissé, » a déclaré l’ancien milieu de terrain Samir Nasri à Canal Plus. « Mentalement, il y a un problème dans cette équipe. Je crains n’importe quelle équipe que nous allons affronter. »
Points à retenir
- Marseille, un club avec un style de management par l’instabilité : un coach pour un mois ?
- Des joueurs en plein doute, et ça se sent : il paraît que la CRITIQUE est toujours plus forte à domicile.
- La défense est souvent la clé, mais on dirait qu’ils préfèrent jouer à cache-cache avec leurs erreurs.
- Les supporters sont impatients, mais il y a de forte chance qu’ils perdent la voix avant de perdre l’espoir.
Pour moi, la situation de Marseille est révélatrice d’un problème plus vaste dans le football moderne. On voit souvent des clubs naviguer entre ambitions et réalités, pris dans un cycle qui semble sans fin. Qu’en pensez-vous ? Devrait-on laisser plus de temps aux entraîneurs, ou est-ce que l’urgence de la performance doit primer ? En tant que journaliste engagé, je me demande si cette instance de changement continu ne sert pas finalement à masquer des lacunes plus profondes au sein du club.